Entre Etats-Unis et Japon, le film raconte l'histoire d'Arthur Brennan (Matthew McConaughey), embarquant à destination de la forêt d'Aokigahara, aux pieds du mont Fuji afin, comme beaucoup d'autres avant lui, d'y mettre fin à ses jours. A peine y a-t-il trouvé l'endroit idéal qu'il rencontre Takumi Nakamura (Ken Watanabe), un homme blessé et désemparé, au chevet duquel il va se porter. Et le duo d'entamer un échange singulier, chacun se dévoilant peu à peu tandis qu'alentour, les éléments se déchaînent.

C'est à un hybride curieux, et pour tout dire peu concluant, que se livre ici Van Sant, embarquant le spectateur dans un survival improbable, qu'il assortit d'une réflexion philosophique ambitionnant d'embrasser quelque chose comme le sens de l'existence. Voilà du moins pour les intentions, la réalité de l'écran étant bien plus indigeste qui, à grand renfort de flash-back, reconstruit les circonstances ayant conduit Brennan au bord du suicide, à savoir la disparition tragique de sa femme, Joan (Naomi Watts), avec qui le film reconstruit sa relation compliquée. Plus que la quête existentielle annoncée (et se résumant in fine à quelques lieux communs), il y a là un mélo lourdingue au point d'en devenir embarrassant; on a déjà connu le réalisateur de Restless, auquel le film fait penser dans ses meilleurs moments, beaucoup mieux inspiré...

Le + du jour: John Turturro, épatant en acteur matamore devant la caméra de Nanni Moretti pour Mia Madre.

(pas de - aujourd'hui: on n'allait pas tirer sur l'ambulance Van Sant...)

Entre Etats-Unis et Japon, le film raconte l'histoire d'Arthur Brennan (Matthew McConaughey), embarquant à destination de la forêt d'Aokigahara, aux pieds du mont Fuji afin, comme beaucoup d'autres avant lui, d'y mettre fin à ses jours. A peine y a-t-il trouvé l'endroit idéal qu'il rencontre Takumi Nakamura (Ken Watanabe), un homme blessé et désemparé, au chevet duquel il va se porter. Et le duo d'entamer un échange singulier, chacun se dévoilant peu à peu tandis qu'alentour, les éléments se déchaînent. C'est à un hybride curieux, et pour tout dire peu concluant, que se livre ici Van Sant, embarquant le spectateur dans un survival improbable, qu'il assortit d'une réflexion philosophique ambitionnant d'embrasser quelque chose comme le sens de l'existence. Voilà du moins pour les intentions, la réalité de l'écran étant bien plus indigeste qui, à grand renfort de flash-back, reconstruit les circonstances ayant conduit Brennan au bord du suicide, à savoir la disparition tragique de sa femme, Joan (Naomi Watts), avec qui le film reconstruit sa relation compliquée. Plus que la quête existentielle annoncée (et se résumant in fine à quelques lieux communs), il y a là un mélo lourdingue au point d'en devenir embarrassant; on a déjà connu le réalisateur de Restless, auquel le film fait penser dans ses meilleurs moments, beaucoup mieux inspiré...