Se réappropriant la tragédie de Shakespeare, Kurzel en propose une version aussi viscérale que stylisée, la lande écossaise offrant ses décors spectraux à la geste cruelle de Macbeth (Michael Fassbender), vaillant guerrier que son ambition, attisée par son épouse (Marion Cotillard), va conduire à sa perte, en quelque rumination culminant dans un déluge de violence.

S'il respecte la langue de Shakespeare, comme l'époque d'ailleurs, Kurzel opte pour une mise en scène ultra-physique, prenant le spectateur aux tripes au son d'une partition envahissante. Le cinéaste ne fait certes pas dans la dentelle, et son film assomme plus qu'il ne convainc, mais son parti-pris ultra-démonstratif fascine pourtant.

La photographie funèbre d'Adam Arkapaw n'y est certes pas étrangère, de même que la composition de Michael Fassbender et Marion Cotillard, âmes damnées hantant un monde brutal et sauvage, et s'enfonçant inexorablement dans une éternité rouge-sang...

Dans la boule de cristal:

Le palmarès du festival, c'est pour dimanche soir. A quelques heures de la cérémonie de clôture, Focus s'est livré, comme chaque année, au petit jeu des pronostics.

Palme d'or: Carol, de Todd Haynes

Grand Prix: Youth, de Paolo Sorrentino

Prix de la mise en scène: Hou Hsiao-hsien, pour The Assassin

Prix du scénario: The Lobster, de Yorgos Lanthimos

Prix d'interprétation féminine: Zhao Tao, dans Moutains May Depart, de Jia Zhang-Ke

Prix d'interprétation masculine: Vincent Lindon, dans La loi du marché, de Stéphane Brizé

Prix du jury: Le fils de Saul, de Laszlo Nemes

Se réappropriant la tragédie de Shakespeare, Kurzel en propose une version aussi viscérale que stylisée, la lande écossaise offrant ses décors spectraux à la geste cruelle de Macbeth (Michael Fassbender), vaillant guerrier que son ambition, attisée par son épouse (Marion Cotillard), va conduire à sa perte, en quelque rumination culminant dans un déluge de violence. S'il respecte la langue de Shakespeare, comme l'époque d'ailleurs, Kurzel opte pour une mise en scène ultra-physique, prenant le spectateur aux tripes au son d'une partition envahissante. Le cinéaste ne fait certes pas dans la dentelle, et son film assomme plus qu'il ne convainc, mais son parti-pris ultra-démonstratif fascine pourtant. La photographie funèbre d'Adam Arkapaw n'y est certes pas étrangère, de même que la composition de Michael Fassbender et Marion Cotillard, âmes damnées hantant un monde brutal et sauvage, et s'enfonçant inexorablement dans une éternité rouge-sang...