De Ryusuke Hamaguchi. Compétition.
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De Ryusuke Hamaguchi. Compétition. Adaptant une nouvelle de Murakami, le réalisateur de Asako 1 & 2 en élargit brillamment le cadre en une méditation puissante où la création d'Oncle Vania révèle failles et sentiments. De Nabil Ayouch. Compétition. Le hip-hop agit comme révélateur dans ce film musical à l'énergie communicative de Nabil Ayouch, libérant la parole de jeunes de Casablanca dans un élan aussi critique que porteur. D'Arnaud Desplechin. Premières. Léa Seydoux et Denis Podalydès font vibrer cette lumineuse adaptation de Philip Roth, un film assumant sa dimension littéraire tout en étant porté par un irrésistible désir de cinéma. D'Emmanuel Carrère. Quinzaine. L'écrivain-réalisateur s'empare du récit Le Quai de Ouistreham, de Florence Aubenas, pour une immersion au coeur de la précarité qu'il emmène brillamment en terrain moral. De Joachim Trier. Compétition. Renate Reinsve illumine le film de Joachim Trier (Oslo, 31 août), le portrait en douze tableaux inventifs d'une jeune femme à la croisée des chemins sentimentaux et professionnels. De Leos Carax. Compétition. La fantaisie pop des Sparks rencontre le génie torturé de Leos Carax dans une comédie musicale virevoltante sur un couple glamour se consumant à la lumière des spotlights. De Clio Barnard. Quinzaine des Réalisateurs. Clio Barnard (The Selfish Giant) inscrit dans les brumes du Yorkshire une romance empreinte de réalisme social déjouant les clichés, les Buzzcocks ou Sylvan Esso dans les écouteurs. D'Apichatpong Weerasethakul. Compétition. Le cadre change, mais pas le cinéma d'Apichatpong Weerasethakul, qui immerge Tilda Swinton et le spectateur dans un voyage hypnotique au coeur de la jungle colombienne. De Joachim Lafosse. Compétition. Damien Bonnard et Leïla Bekhti portent à incandescence ce drame tendu et émouvant de Joachim Lafosse, l'histoire d'un couple avec enfant devant tenter de composer avec la bipolarité. D'Andrea Arnold. Premières. La réalisatrice de Fish Tank signe un documentaire en forme de retour à la terre autour de Luma, une vache qu'elle accompagne dans les différentes phases de son existence. De Yohan Manca. Un Certain Regard. Le chant lyrique élève l'âme et adoucit les moeurs dans cette irrésistible chronique familiale évoluant sous le soleil de Sète. Énorme coup de coeur et fulgurante révélation. De Jonas Carpignano. Quinzaine des Réalisateurs. Carpignano réussit le portrait vertigineux d'une ado en voie d'émancipation qui découvre la vérité sur sa famille dans un drame naturaliste complétant à merveille son précédent A Ciambra. D'Apichatpong Weerasethakul. Compétition. Un son obsédant sert de point de départ à cette transe languide plongeant ses racines profondes au coeur du mystère de la mémoire et de la beauté. Big bang. De Julie Lecoustre et Emmanuel Marre. Semaine de la Critique. À l'aise dans tous les registres, Adèle Exarchopoulos épate en hôtesse de l'air low cost sans attaches apparentes dans ce très beau premier film belge en quête de vérité. De Vincent Le Port. Semaine de la Critique. Pari audacieux, mais jamais bêtement provocateur, que d'épouser le point de vue d'un enfant, puis d'un adolescent, gagné par le désir irrépressible de tuer. Un film d'époque exigeant et fort. De Hafsia Herzi. Un Certain Regard. Actrice fétiche de Kechiche, Hafsia Herzi s'est inspirée de sa propre mère pour ce drame phocéen empreint de dignité qui raffole des digressions bourrées de réjouissante tchatche rigolarde. De Samuel Theis. Semaine de la Critique. On pense à Édouard Louis et à Bourdieu face à ce drame social inconfortable dans lequel un enfant issu d'un milieu défavorisé se prend à rêver d'une autre vie au contact d'un instituteur encourageant. De Clio Barnard. Quinzaine des Réalisateurs. Très chouette anticomédie romantique à l'anglaise noyautée autour de l'idée d'avoir une seconde chance, au son notamment de Karen Dalton et des Buzzcocks. De Jean-Christophe Meurisse. Séance de minuit. Aussi drôle qu'imprévisible, cette comédie chorale très libre vire carrément en improbable ovni anxiogène. Par le fondateur enragé du collectif théâtral Les Chiens de Navarre. De Simon Coulibaly Gillard. ACID. Premier long métrage belge tourné sur une île de Côte d'Ivoire menacée par la montée des eaux, un docu-fiction sensible où le réel ouvre sur une dimension mentale d'ordre quasi fantasmatique.