"C'est un peu comme si vous deviez voler: vous le faites, c'est tout; si vous vous mettez à y penser, vous allez tomber"

13/03/18 à 15:42 - Mise à jour à 15:42
Du Le Vif Focus du 08/03/18

Charlotte Rampling occupe tout l'espace d'Hannah, austère deuxième long métrage d'Andrea Pallaoro, cinéaste italien sous influence akermanienne. Une expérience intense.

Rarement autant que dans Hannah sans doute, l'axiome voulant que tout film soit un documentaire sur ses acteurs a-t-il pris un sens aussi manifeste. Portrait d'une femme de ménage confrontée à l'incarcération de son mari et intériorisant le déni et la douleur au risque de suffoquer, le deuxième long métrage du cinéaste italien Andrea Pallaoro est tout autant celui de Charlotte Rampling, dont la présence, toute de douleur et de mystère insondable, occupe l'espace jusqu'à saturation. Une performance d'une intense sobriété, semblant faire écho à sa composition dans Sous le sable, de François Ozon. Et la démonstration, si besoin en était, que la septantaine n'a en rien entamé la curiosité et l'audace de la plus francophile des comédiennes britanniques, vertus cardinales cultivées pratiquement depuis ses débuts, lorsqu'elle alignait Les Damnés de Luchino Visconti, et autre Portier de nuit de Liliana Cavani.
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