Bains publics: "La distance la plus honnête, parfois, c'est de ne pas en avoir"

21/11/18 à 13:27 - Mise à jour à 13:28
Du Le Vif Focus du 15/11/18

La documentariste Kita Bauchet a posé sa caméra dans les Bains de Bruxelles, au coeur du quartier des Marolles. Entre les nageurs des bassins du haut et les utilisateurs des douches publiques du bas s'y redessine le visage d'une société pétrie d'inégalités que l'eau balaie et apaise pour un temps béni.

Au coeur du quartier populaire des Marolles se dressent depuis quelque 65 années déjà les Bains de Bruxelles, magnifique édifice classé que l'on pénètre via deux types de sésames possibles: l'un donne accès aux deux bassins de natation du haut, l'autre aux douches publiques du bas. "Les clients paient 2,50 euros pour simplement pouvoir se laver. Toute initiative autour de l'hygiène ou de la propreté est essentielle pour les gens de la rue. Parce que c'est vraiment un moment où on peut retrouver de la dignité et puis se retrouver soi-même. Se reconstituer le corps, c'est aussi se reconstituer l'âme. Quand les gens sortent des douches, ils ne sont pas les mêmes que quand ils y sont entrés."
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