Jouant d'un naturel confondant, qui renforce l'humour décalé, le duo ultra-assorti (Clément Thirion, MC du spectacle, plus petit que la longiligne Gwen Berrou) - nous embarque dans un voyage cosmique, de la Création à travers le chaos. Du faussement loufoque car les infos sont incroyables mais vraies pour ce comédien féru de livres scientifiques.

"[weltanschauung] , explique C. Thirion, le truc imprononçable m'amusait. D'ailleurs, le spectacle s'amuse de cela. C'est l'histoire de deux bipèdes qui ce soir vont tenter de sauver le l'humanité en se reconnectant à l'énergie primale qui est en nous. Le spectacle raconte justement cette impossible création. En fait, je cherchais une "manière de penser le monde", mon époque. J'ai grandi dans une époque où on est impuissant face aux désastres (financier, sida, cancer, etc), où il n'y a plus de politique/idéologie/vision. Pourtant on n'a connu aucune guerre, on est presque le cul dans le beurre, avec Mac et iPod. En tant qu'artiste, parfois, on peut se sentir mal à l'aise à vouloir changer les choses notamment à travers la création. Je voulais effleurer ce paradoxe dans une sorte d'autodérision avec les mythes des années 80 comme Superman, des chansons humanitaires comme We are the World, etc. Un truc pop et mondain de paillettes et de danseurs à la con qu'on effleure qui nous dédouane un peu de la catastrophe. Nous sommes dans l'absurde ambigu car il y a chez ces deux bipèdes une histoire de perdition qui n'est pas drôle." A ne pas rater.

Jouant d'un naturel confondant, qui renforce l'humour décalé, le duo ultra-assorti (Clément Thirion, MC du spectacle, plus petit que la longiligne Gwen Berrou) - nous embarque dans un voyage cosmique, de la Création à travers le chaos. Du faussement loufoque car les infos sont incroyables mais vraies pour ce comédien féru de livres scientifiques."[weltanschauung] , explique C. Thirion, le truc imprononçable m'amusait. D'ailleurs, le spectacle s'amuse de cela. C'est l'histoire de deux bipèdes qui ce soir vont tenter de sauver le l'humanité en se reconnectant à l'énergie primale qui est en nous. Le spectacle raconte justement cette impossible création. En fait, je cherchais une "manière de penser le monde", mon époque. J'ai grandi dans une époque où on est impuissant face aux désastres (financier, sida, cancer, etc), où il n'y a plus de politique/idéologie/vision. Pourtant on n'a connu aucune guerre, on est presque le cul dans le beurre, avec Mac et iPod. En tant qu'artiste, parfois, on peut se sentir mal à l'aise à vouloir changer les choses notamment à travers la création. Je voulais effleurer ce paradoxe dans une sorte d'autodérision avec les mythes des années 80 comme Superman, des chansons humanitaires comme We are the World, etc. Un truc pop et mondain de paillettes et de danseurs à la con qu'on effleure qui nous dédouane un peu de la catastrophe. Nous sommes dans l'absurde ambigu car il y a chez ces deux bipèdes une histoire de perdition qui n'est pas drôle." A ne pas rater.