Tous Poilus à la Biennale de Mons

26/10/18 à 12:38 - Mise à jour à 13:12

Pour commémorer les cent ans de la libération de la ville, Mons sublime son hôtel de ville lors d'un spectacle sons et lumières tous les soirs jusque mi-novembre autour d'une programmation placée sous le thème de la paix et de la liberté.

Tous Poilus à la Biennale de Mons

L'hôtel de ville illuminé par le collectif Dirty Monitor à Mons © Constantin van Grevenstein/Be Culture

23 août 1914. Mons est spectatrice du premier affrontement entre les armées britannique et allemande. La bataille le long du canal dure plusieurs jours et Mons devient rapidement une zone d'occupation. S'ensuivront quatre années d'occupation allemande pour assister finalement à l'offensive victorieuse des troupes alliées et connaître la libération le 11 novembre 1918.

Pour fêter le centenaire de la Grande guerre, Mons rassemble acteurs culturels et artistes montois autour d'une programmation imaginée comme une "ode à la paix et à la liberté". Un mapping, imaginé par le collectif Dirty Monitor, illuminera l'hôtel de ville par un spectacle de sons et lumières mettant en scène l'histoire de la libération à travers le regard du canadien George Price, dernière soldat à être tombé deux minutes avant l'Armistice. Les projections en trois dimensions dureront 25 minutes et se dérouleront tous les soirs de 19h à 21h jusqu'au 11 novembre.

Danse, musique, ateliers, expositions, street art, concerts, théâtre... La ville de Mons célèbre le centenaire en organisant une foule d'activités ainsi que des événements qui célèbrent l'amitié belgo-canadienne avec notamment Tabarnak!, une messe surréaliste venue tout droit du Québec.

Côté musées et jusqu'en janvier 2019, le Mons Memorial Museum propose un espace de rencontre et de discussions. Durant tout le mois de novembre, Mars - Mons arts de la scène propose une série de spectacles placés sous le label commun Tous Poilus! et organise une soirée le 6 novembre pour inaugurer ce mois anniversaire. Munis de moustaches, barbes ou postiches, le public est invité à fêter la fin de la Grande guerre autour d'activités farfelues: femme à barbe, barber shop mobile, concerts déjantés, cabaret excentrique, musée du poil...

Emilie Petit