La météo bruxelloise manque singulièrement de courtoisie. Pretty shocking! Alors qu'elle est habituée à ce que l'on lui déroule le tapis rouge, c'est à coup de seaux d'eau déversés sans la moindre délicatesse que le ciel de la capitale accueille Pandemonia. Peu importe, car c'est avec un calme tout britannique que la créature longiligne traverse les méchancetés automnales. Ce flegme s'explique: si le latex s'avère une matière difficile à porter, dans laquelle la peau ne respire pas, il possède néanmoins des vertus "waterproof" manifestes. Pas une mèche de cheveux rebelle, ni un éclat dans le rouge à lèvre, c'est bien pimpante que la bimbo en plastique débarque au Louise 345, un concept d'hôtellerie haut de gamme où elle a donné rendez-vous à la presse. C'était prévisible, les conversations et le bruit des couverts des hommes d'affaires habitués aux butlers en gants blancs marquent un temps d'arrêt lorsque Pandemonia pousse la porte de la salle du restaurant. Les yeux roulent comme des boules de billard devant l'étrange personnage que l'on dirait tout droit sorti d'une bande dessinée. Le total look: trenchcoat jaune pétant élégamment noué à la taille, sac à main flashy assorti, pantalon turquoise ultramoulant...