Coup de massue sur le personnel du Manège de Mons qui a été informé mardi, lors d'une assemblée générale, de la décision de la direction de l'institution culturelle montoise de procéder à 20 licenciements. Le SETCa, qui a révélé l'information, estime être mis devant le fait accompli et n'entrevoit que peu de marge de manoeuvre et d'espace de négociation. "Des travailleurs ont déjà été convoqués ce mardi", a indiqué Patrick Salvi du SETCa. "Le délai est en effet très court car la direction veut boucler le dossier des licenciements pour ce vendredi. Un plan d'économies d'un million d'euros est annoncé et cela impacte la masse salariale."

Le SETCa déplore le manque de temps pour entamer toute négociation. "D'une part, nous ne sommes pas dans le cadre de la procédure Renault de licenciement collectif car la direction se base sur les chiffres de travailleurs en poste au dernier trimestre 2015, soit quelque 250, en ce compris les CDD qui avaient été engagés pour Mons 2015, capitale européenne de la Culture, et dont la grande majorité des contrats est déjà arrivée à terme. Les 20 travailleurs licenciés ne représentent donc pas les 10% des travailleurs, ce qui permet en principe d'enclencher la procédure Renault et les espaces d'information et de négociation qu'elle comprend. D'autre part, si la direction veut boucler le dossier pour ce vendredi, c'est parce qu'elle veut éviter de tomber dans la période de protection dans le cadre des élections sociales qui commence dès lundi prochain. Nous n'avons donc que très peu de temps pour discuter et émettre des contre-propositions."

Le SETCa entend demander un délai supplémentaire pour tenter de postposer les élections sociales au Manège et ainsi obtenir une marge de manoeuvre pour négocier avec la direction.

"Mons 2015, c'était la promesse d'ouverture"

Au JT de la RTBF de ce mardi, Ica Merella, employée à la billetterie du Manège, expliquait ne pas avoir vu les licenciements arriver. "Mons 2015, c'était justement une promesse d'ouverture au niveau social, économique et culturel. C'est ce qui était annoncé au départ et là, c'est tout l'inverse qui se passe." Jean-Sébastien Wuilbaut, informaticien, continue: "Je croyais que seuls les emplois de Mons 2015, CDD, seraient touchés. Comme j'avais un CDI, je ne voyais pas pourquoi je devrais m'inquiéter. Mais il semblerait que ce soit le contraire." Patrick Salvi, du SETCa, poursuit tout en déplorant le peu de reconnaissance du travail accompli: "Ça a été très dur, Mons 2015. On n'a pas compté les heures. Aujourd'hui, 2016 entamée de 12 jours à peine, c'est comme ça qu'on nous remercie. (...) Ils se sont tous dupés."

Quant aux explications de la direction, du Manège, pas sûr qu'elles apportent beaucoup de réconfort aux troupes. "Je reconnais que la situation peut paraître tout à fait paradoxale, soutient Philippe Degeneffe. Ces dernières années, mes prédécesseurs et le conseil d'administration -et je pense que c'était une intention louable- ont souhaité préserver à tout prix l'emploi alors qu'on s'approchait de Mons 2015. Aujourd'hui, ce modèle-là n'est absolument plus viable, sous peine de mettre en péril l'institution, et donc aussi les emplois qui resteront." Mons 2015, panier de crabes?

Coup de massue sur le personnel du Manège de Mons qui a été informé mardi, lors d'une assemblée générale, de la décision de la direction de l'institution culturelle montoise de procéder à 20 licenciements. Le SETCa, qui a révélé l'information, estime être mis devant le fait accompli et n'entrevoit que peu de marge de manoeuvre et d'espace de négociation. "Des travailleurs ont déjà été convoqués ce mardi", a indiqué Patrick Salvi du SETCa. "Le délai est en effet très court car la direction veut boucler le dossier des licenciements pour ce vendredi. Un plan d'économies d'un million d'euros est annoncé et cela impacte la masse salariale."Le SETCa déplore le manque de temps pour entamer toute négociation. "D'une part, nous ne sommes pas dans le cadre de la procédure Renault de licenciement collectif car la direction se base sur les chiffres de travailleurs en poste au dernier trimestre 2015, soit quelque 250, en ce compris les CDD qui avaient été engagés pour Mons 2015, capitale européenne de la Culture, et dont la grande majorité des contrats est déjà arrivée à terme. Les 20 travailleurs licenciés ne représentent donc pas les 10% des travailleurs, ce qui permet en principe d'enclencher la procédure Renault et les espaces d'information et de négociation qu'elle comprend. D'autre part, si la direction veut boucler le dossier pour ce vendredi, c'est parce qu'elle veut éviter de tomber dans la période de protection dans le cadre des élections sociales qui commence dès lundi prochain. Nous n'avons donc que très peu de temps pour discuter et émettre des contre-propositions."Le SETCa entend demander un délai supplémentaire pour tenter de postposer les élections sociales au Manège et ainsi obtenir une marge de manoeuvre pour négocier avec la direction.Au JT de la RTBF de ce mardi, Ica Merella, employée à la billetterie du Manège, expliquait ne pas avoir vu les licenciements arriver. "Mons 2015, c'était justement une promesse d'ouverture au niveau social, économique et culturel. C'est ce qui était annoncé au départ et là, c'est tout l'inverse qui se passe." Jean-Sébastien Wuilbaut, informaticien, continue: "Je croyais que seuls les emplois de Mons 2015, CDD, seraient touchés. Comme j'avais un CDI, je ne voyais pas pourquoi je devrais m'inquiéter. Mais il semblerait que ce soit le contraire." Patrick Salvi, du SETCa, poursuit tout en déplorant le peu de reconnaissance du travail accompli: "Ça a été très dur, Mons 2015. On n'a pas compté les heures. Aujourd'hui, 2016 entamée de 12 jours à peine, c'est comme ça qu'on nous remercie. (...) Ils se sont tous dupés."Quant aux explications de la direction, du Manège, pas sûr qu'elles apportent beaucoup de réconfort aux troupes. "Je reconnais que la situation peut paraître tout à fait paradoxale, soutient Philippe Degeneffe. Ces dernières années, mes prédécesseurs et le conseil d'administration -et je pense que c'était une intention louable- ont souhaité préserver à tout prix l'emploi alors qu'on s'approchait de Mons 2015. Aujourd'hui, ce modèle-là n'est absolument plus viable, sous peine de mettre en péril l'institution, et donc aussi les emplois qui resteront." Mons 2015, panier de crabes?