Plusieurs experts ont évoqué de nouvelles options en ce sens dans la presse ces derniers jours, alors que les nouvelles mesures ne sont entrées en vigueur qu'il y a quelques jours à peine. Cela "fleure bon le rattrapage tactique", fulmine mercredi la Fédération des Arts de la scène.

"Depuis le début de la crise sanitaire, les responsables de salles de spectacle ont, comme d'autres secteurs, tout mis en oeuvre pour répondre à ses effets désastreux", rappelle la fédération. Des protocoles sanitaires dûment validés par des virologues ont été mis en place pour permettre un retour progressif sous conditions des spectateurs.

"On cherche aujourd'hui à réduire à rien tous les efforts entrepris, qui ont porté leurs fruits, puisqu'aucun lieu de spectacle n'a été le lieu d'un foyer de contamination", affirme la fédération. Et de rappeler que le port du masque est obligatoire de l'entrée à la sortie de l'établissement culturel, que contrairement aux transports en commun, les spectateurs ne sont pas entassés dans un espace non ou mal ventilé et enfin, qu'à partir du moment où les lieux de consommation internes de boissons et de nourriture sont fermés, "le risque d'un éventuelle contamination au sein de nos établissements est encore moindre".

Ces établissements culturels se disent prêts à débattre d'un renforcement des protocoles "pour correspondre mieux à la phase 4 du baromètre institué". Mais "les bruits de coulisses qui circulent" (40 spectateurs par salle, ou deux sièges d'écart et une rangée entre chaque bulle) sont totalement "impraticables, budgétairement, socialement, artistiquement".

Le secteur, "soucieux d'un dialogue constructif", propose de compléter les dispositifs actuellement en vigueur par certaines mesures comme l'ouverture anticipée des portes des salles et la fermeture du site 15 minutes après le spectacle, entre autres. "Vouloir rester ouverts aux spectateurs dans les conditions sanitaires définies, n'est ni un acte borné, ni un acte égotiste, ni un acte irresponsable, il répond à nos missions qui sont d'offrir à la population ce superflu essentiel : l'accès à l'art, garant de sa santé morale et mentale".

Alors que la société traverse une crise sans précédent, des mesures encore plus restrictives sur le secteur culturel "contribueront à le sinistrer encore davantage socialement (sans parler des dégâts sociétaux engendrés), sans pour autant en garantir la pertinence sur le plan sanitaire", conclut la fédération.

Plusieurs experts ont évoqué de nouvelles options en ce sens dans la presse ces derniers jours, alors que les nouvelles mesures ne sont entrées en vigueur qu'il y a quelques jours à peine. Cela "fleure bon le rattrapage tactique", fulmine mercredi la Fédération des Arts de la scène."Depuis le début de la crise sanitaire, les responsables de salles de spectacle ont, comme d'autres secteurs, tout mis en oeuvre pour répondre à ses effets désastreux", rappelle la fédération. Des protocoles sanitaires dûment validés par des virologues ont été mis en place pour permettre un retour progressif sous conditions des spectateurs. "On cherche aujourd'hui à réduire à rien tous les efforts entrepris, qui ont porté leurs fruits, puisqu'aucun lieu de spectacle n'a été le lieu d'un foyer de contamination", affirme la fédération. Et de rappeler que le port du masque est obligatoire de l'entrée à la sortie de l'établissement culturel, que contrairement aux transports en commun, les spectateurs ne sont pas entassés dans un espace non ou mal ventilé et enfin, qu'à partir du moment où les lieux de consommation internes de boissons et de nourriture sont fermés, "le risque d'un éventuelle contamination au sein de nos établissements est encore moindre". Ces établissements culturels se disent prêts à débattre d'un renforcement des protocoles "pour correspondre mieux à la phase 4 du baromètre institué". Mais "les bruits de coulisses qui circulent" (40 spectateurs par salle, ou deux sièges d'écart et une rangée entre chaque bulle) sont totalement "impraticables, budgétairement, socialement, artistiquement". Le secteur, "soucieux d'un dialogue constructif", propose de compléter les dispositifs actuellement en vigueur par certaines mesures comme l'ouverture anticipée des portes des salles et la fermeture du site 15 minutes après le spectacle, entre autres. "Vouloir rester ouverts aux spectateurs dans les conditions sanitaires définies, n'est ni un acte borné, ni un acte égotiste, ni un acte irresponsable, il répond à nos missions qui sont d'offrir à la population ce superflu essentiel : l'accès à l'art, garant de sa santé morale et mentale". Alors que la société traverse une crise sans précédent, des mesures encore plus restrictives sur le secteur culturel "contribueront à le sinistrer encore davantage socialement (sans parler des dégâts sociétaux engendrés), sans pour autant en garantir la pertinence sur le plan sanitaire", conclut la fédération.