Roy Lichtenstein: Visions multiples
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Après des expositions consacrées à des figures telles que Keith Haring ou Andy Warhol (qui sera à l'affiche de la Boverie à Liège pendant cinq mois), il n'est pas abusif d'affirmer que le BAM s'est fait une expertise en matière de pratiques pop. Logique que le lieu programme dès lors un accrochage dédié à un ténor du genre: Roy Lichtenstein (1923-1997). Visions multiples décline une centaine d'oeuvres plurielles autour d'un parcours revenant sur les thématiques (objets, figures féminines, bande dessinée...) prisées par cet artiste gagné aux trames Benday.Militant ouvrier anglais de la fin du XVIIIe siècle passé à la postérité pour sa rage contre les machines remplaçant les savoir-faire, John Ludd prête son nom à la nouvelle exposition du BPS22. Pourquoi? Parce que celle-ci, qui reprend une quarantaine d'oeuvres récemment acquises par la Province de Hainaut, se propose de nous faire réfléchir sur "les différentes situations de dépossessions que l'être humain peut être amené à vivre". La proposition titille d'autant plus qu'elle aligne un joli casting de plasticiens: Teresa Margolles, Jacqueline Mesmaeker, Mounir Fatmi ou encore Jacques Charlier. Sorti de l'ERG en 2001 et désormais installé à Liège, Sylvain Bureau compte parmi la poignée d'artistes dont l'imaginaire semble inépuisable. Pour cette raison, et pour la jubilation que procure son travail, on traque la moindre de ses apparitions. La dernière en date se déroule au Sterput, petite galerie alternative bruxelloise. L'occasion est parfaite pour découvrir ses sérigraphies au pastel, ses collagraphies et des dessins sur calques gravés expérimentés durant le confinement. On notera aussi un livre regroupant une sélection de linos qui paraît spécialement pour l'occasion.On attend cet événement depuis le printemps dernier: la prise en main des six étages de l'ancien garage Citroën par l'artiste conceptuel suisse. Le tout pour une exposition bigger than life en ce qu'elle sera déroulée sur sept mois et articulées en deux phases. À la fois "musée idéal", rétrospective monumentale et portrait chinois d'Armleder (Genève, 1948), It Never Ends investit aussi les différents plateaux industriels sous la forme d'un programme d'expositions dont l'intéressé assure la conception et la scénographie. Bref, un festival d'oeuvres personnelles, dont notamment une gigantesque "furniture sculpture", doublé d'une opportunité de faire monter à bord d'autres artistes, de Charlemagne Palestine à Philippe Decrauzat. C'est sans doute l'exposition de la rentrée qui draine la plus jolie promesse poétique dans son sillage. Danser Brut, un titre impeccable, suggère une exaltation des corps bienvenue après plusieurs mois passés sous le signe du huis clos. La trame de la proposition, à cheval sur le Palais des Beaux-Arts et le Musée Dr Guislain à Gand, entend examiner le mouvement sous toutes ses coutures, "de la transe à l'hystérie, de l'asile à la scène". Le tout magnifiquement illustré par des oeuvres signées Michael Borremans, Rebecca Horn, Adolf Wölfli...