Cette science nouvelle qui le fascine considérait les mécanismes de rétroaction comme la base de l'autonomie des machines. En réalité, elle ouvrait la voie à la robotique.

Mais un jour de 1950, loin du micro, le journaliste gagne son atelier de bricolage et en quelques mois, invente un renard électronique qu'il baptise "Job". L'animal-machine recouvert d'une peau de renard voit le monde grâce à deux cellules photoélectriques montées dans sans tête. Il entend grâce à un micro qui lui sert d'oreille et possède aussi le sens du toucher via des capteurs qui réagissent aux obstacles. Enfin, il a du flair et mieux encore, il est capable d'apprentissage grâce à une mémoire alors que deux lampes posées au sommet de sa tête lui ouvrent les portes du langage. Quant à son corps (ou plutôt son squelette et sa musculature), il est réalisé à l'aide de bois, carton, plomb cuivre et aluminium.

A plus de 65 ans, Job a bien pris quelques rides mais comme les films de Jacques Tati, il demeure un témoin d'une époque de joyeux bouleversements. En ce moment, il participe à une exposition surprenante mettant face à face les inventeurs et les plasticiens. Bientôt, il retrouvera sa place dans le musée des arts et métiers de Paris.

Luxembourg, Mudam "Eppur si muove". Jusqu'au 17 janvier.

Cette science nouvelle qui le fascine considérait les mécanismes de rétroaction comme la base de l'autonomie des machines. En réalité, elle ouvrait la voie à la robotique.Mais un jour de 1950, loin du micro, le journaliste gagne son atelier de bricolage et en quelques mois, invente un renard électronique qu'il baptise "Job". L'animal-machine recouvert d'une peau de renard voit le monde grâce à deux cellules photoélectriques montées dans sans tête. Il entend grâce à un micro qui lui sert d'oreille et possède aussi le sens du toucher via des capteurs qui réagissent aux obstacles. Enfin, il a du flair et mieux encore, il est capable d'apprentissage grâce à une mémoire alors que deux lampes posées au sommet de sa tête lui ouvrent les portes du langage. Quant à son corps (ou plutôt son squelette et sa musculature), il est réalisé à l'aide de bois, carton, plomb cuivre et aluminium.A plus de 65 ans, Job a bien pris quelques rides mais comme les films de Jacques Tati, il demeure un témoin d'une époque de joyeux bouleversements. En ce moment, il participe à une exposition surprenante mettant face à face les inventeurs et les plasticiens. Bientôt, il retrouvera sa place dans le musée des arts et métiers de Paris.Luxembourg, Mudam "Eppur si muove". Jusqu'au 17 janvier.