Pour cette nouvelle série des "Fenêtres", les matériaux sont comme toujours chez lui, issus de la récup. Mais à la place de morceaux de sous-marins militaires trouvés voici quelques années non loin de chez lui, sur un chantier de démolition, ce sont les "restes" de la maison de bois de sa grand-mère décédée en 2014 qu'il a fait venir depuis la région de son enfance.

Chacun porte les signes de la main qui a découpé, brisé, poncé, peint ou cloué ces planches, ces listels et ces panneaux en vue d'une fonction précise. Mais sur ces "patines mémorielles", Ruby ajoute les couleurs électriques des nuits de Los Angeles et les rouges fruités de l'hédonisme local. Entre ces deux teintes, les autres fragments, en très sombres et associés l'un à l'autre à la façon des tissus Amish creusent les fonds selon une approche constructiviste alors que par l'élément central, (évocateur du meneau, de la traverse, voire du loquet) c'est bien une fenêtre qu'il propose.

Et ce faisant, il rejoint une tradition picturale qui remonte aux célèbres fenêtres de Collioure du coloriste Henri Matisse. Pourtant si l'approche paysagère fait bien partie de ses thématiques, l'origine même des matériaux renvoie à l'autobiographique et invite à ouvrir cette fenêtre "en soi".

On peut alors se souvenir qu'afin de faire comprendre l'enjeu de la peinture non figurative, Kandinsky (une des références de l'artiste), dans un de ses textes fondateurs, compare deux façons de regarder un tableau. Le premier consiste à le parcourir comme s'il était une fenêtre fermée. Le second, celui qu'il préconise, est d'ouvrir cette fenêtre et de laisser la lumière, les couleurs, les saveurs, les bruits et le souffle du dehors entrer dans l'oeil et l'esprit du spectateur.

Bruxelles, Galerie Hufkens. 44 rue Van Eyck. Jusqu'au 1er août. Ma-Sa 11h-18h. www.xavierhufkens.com

Pour cette nouvelle série des "Fenêtres", les matériaux sont comme toujours chez lui, issus de la récup. Mais à la place de morceaux de sous-marins militaires trouvés voici quelques années non loin de chez lui, sur un chantier de démolition, ce sont les "restes" de la maison de bois de sa grand-mère décédée en 2014 qu'il a fait venir depuis la région de son enfance. Chacun porte les signes de la main qui a découpé, brisé, poncé, peint ou cloué ces planches, ces listels et ces panneaux en vue d'une fonction précise. Mais sur ces "patines mémorielles", Ruby ajoute les couleurs électriques des nuits de Los Angeles et les rouges fruités de l'hédonisme local. Entre ces deux teintes, les autres fragments, en très sombres et associés l'un à l'autre à la façon des tissus Amish creusent les fonds selon une approche constructiviste alors que par l'élément central, (évocateur du meneau, de la traverse, voire du loquet) c'est bien une fenêtre qu'il propose. Et ce faisant, il rejoint une tradition picturale qui remonte aux célèbres fenêtres de Collioure du coloriste Henri Matisse. Pourtant si l'approche paysagère fait bien partie de ses thématiques, l'origine même des matériaux renvoie à l'autobiographique et invite à ouvrir cette fenêtre "en soi". On peut alors se souvenir qu'afin de faire comprendre l'enjeu de la peinture non figurative, Kandinsky (une des références de l'artiste), dans un de ses textes fondateurs, compare deux façons de regarder un tableau. Le premier consiste à le parcourir comme s'il était une fenêtre fermée. Le second, celui qu'il préconise, est d'ouvrir cette fenêtre et de laisser la lumière, les couleurs, les saveurs, les bruits et le souffle du dehors entrer dans l'oeil et l'esprit du spectateur.Bruxelles, Galerie Hufkens. 44 rue Van Eyck. Jusqu'au 1er août. Ma-Sa 11h-18h. www.xavierhufkens.com