Dans l'exposition aujourd'hui présentée à Bruxelles, ils proposent deux types d'oeuvres. Les unes dans les deux dimensions de la peinture, les autres, en volumes. Point commun : la couleur vive et contrastée, lumineuse, presque joyeuse. Les "objets" en 3D sont en verre soufflé. Ce sont des cellules, bouches ouvertes fragiles et encagées dans des structures métalliques qui ne sont pas sans évoquer les petits théâtres de Giacometti. D'autres "Cell Diptych" précise le propos lié à une observation en laboratoire de cellules microscopiques. On y ressent un concentré d'énergie de vie comme si, ici, on s'approchait des origines. Les peintures vont préciser le propos. Lisses et tout aussi lumineuses elles optent d'une part, pour une abstraction géométrique, de l'autre, pour une esthétique plus débridée. Si la première catégorie privilégie les "grilles" à la Mondrian, les compositions ménagent parfois, au coeur d'une harmonie de teintes vives, une surface noire et inquiétante come si l'ordre possédait toujours en lui, le germe de la catastrophe. Cette inquiétude explose dans l'autre manière. Si on y retrouve la forme des cellules, celle-ci se déchire, déborde, implose de manière aléatoire comme si la vie se définissait avant tout par l'accident. On comprend alors mieux les ultimes peintures (de grandes dimensions) sur lesquelles viennent se greffer des objets bien réels et particulièrement riches en signification comme la bouée, l'échelle ou les barres de civières.

Bruxelles, Galerie Valérie Bach. 15 rue Veydt (1060). Jusqu'au 29 avril. Du Ma au Sa de 11h à 18h. www.galerievaleriebach.com