Première interprétation possible: un film, un roman, une pièce de théâtre doivent-ils s'imposer des limites morales? Et si oui, lesquelles? Seconde facette, plus subtile: l'art a-t-il pour mission ou vocation de défendre une position morale particulière, quitte à prendre une tournure quasi militante? Si la politique n'est pas loin dans les deux cas, on sent bien intuitivement que les enjeux idéologiques sont différents. Et que les partisans d'une vision restrictive et orthodoxe de la création ne sont pas du même bord que les adeptes d'une expression artistique qui défend avant tout une cause sociétale, que ce soit l'égalité des genres, la lutte contre le racisme ou le libre choix de l'orientation sexuelle. Signe d'une grande nervosité sur le marché des idées actuellement, il ne se passe pas un jour sans qu'un nouvel incendie ne se déclare autour de ces deux ...