C'est une belle occasion qui vient de filer sous le nez de Bruxelles. L'une de ces opportunités, ne se présentant malheureusement pas deux fois, qui fournissent le billet aller pour rejoindre le cénacle des capitales significatives sur le grand échiquier de l'art urbain. Felipe Pantone (Buenos Aires, 1986) avait soumis à la ville un projet inédit en la matière: une vaste fresque murale réalisée à partir d'un dispositif automatisé. Le geste de ce "robot capable de taguer" aurait tiré un trait sur une certaine idée romantique du graffiti selon laquelle une oeuvre s'écrit en chair et en os au spray can. La mort annoncée du street art? Elle est pour l'instant reportée dans la mesure où la société Inter-Beton, propriétaire d'une tour propice, a préféré ne pas donner suite à la proposition. Il s'agit d'une perte sèche pour la capitale, tant la signature de Pantone est aujourd'hui prisée, comme le prouve la présence de son nom au casting de Beyond the Streets, événement programmé jusqu'au 6 juillet prochain à Los Angeles et présenté comme "the definitive showcase of graffiti & street art".
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