Alors que le WaW - We are Woman est toujours en cours au Varia (lire notre critique), voilà que débarque à la Balsamine, en ouverture du PIF (pour Pauvre et Impudent Festival), As a Mother of Fact d'Oriane Varak, point de vue féminin contrebalaçant le regard masculin de l'équipe de Thierry Smits.
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Alors que le WaW - We are Woman est toujours en cours au Varia (lire notre critique), voilà que débarque à la Balsamine, en ouverture du PIF (pour Pauvre et Impudent Festival), As a Mother of Fact d'Oriane Varak, point de vue féminin contrebalaçant le regard masculin de l'équipe de Thierry Smits. Trois femmes sortent de l'obscurité dans un décor de toiles de plastique comme tiré d'une scène de meurtre punitif de Dexter. La longiligne Gala Moody, de doré vêtue, est la première à briser l'immobilité, tandis que Mercedes Dassy (la révélation de I-Clit, vue aussi dans le dernier clip de Mugwump, No Trepidation), combi léopard soulignant ses courbes, continue de faire face mur et que Jenna Jalonen, Finlandaise toute de muscles, en robe rose, reste prostrée, fixant ses pieds. Elles vont bientôt parader, se mesurer, lutter dans une confrontation étrange et explosive, martelée par les hauts talons de leurs chaussures frappant le sol. Puis, pieds nus et cheveux dénoués, affirmer une détermination presque guerrière, avant que ne résonne la voix mélodramatique de Diamanda Galas, avec son Gloomy Sunday repris en play-back, et que plus tard encore, les visages ne soient masqués par des perruques portées à l'envers, dans une séquence alternant grotesque, sensualité et ésotérisme. "I have failed as a woman, I have failed as a wife, I have failed as a mother, I have failed as a daughter." Tel est le constat d'échec posé en voix off dans la bande-son signée Guillaume Le Boisselier, qui vient compléter amèrement ce portrait complexe de femmes et de leurs relations mutuelles, entre attachement, complicité et rivalité. Une belle surprise.