Sachez-le d'emblée : en sortant de Réalités, on pense avoir compris certaines choses, on a des soupçons sur certains points mais il y a obligatoirement beaucoup d'éléments qu'il faudra accepter de ne pas maîtriser, dans le flou un peu inconfortable de l'incertitude. Car c'est la volonté même de son concepteur : pour Kurt Demey, son spectacle est comme un poème, que l'on peut tout à fait apprécier sans en saisir tous le sens, toutes les métaphores.

Cheveux longs, costume immaculé et Santiags bigarrées, le plasticien et mentaliste flamand fondateur de la compagnie Rode Boom (lire son portrait paru dans Le Vif ici) s'adresse directement au public. Un certain nombre de spectateurs devront interagir avec lui, voire monter sur scène, dans une suite de tableaux où il est question des différences et des ressemblances entre une pierre et un nuage, d'objet placé dans une valise, d'une spectatrice conduite en taxi dans un hôtel, d'une mouche importune, de petits papiers et de mots cachés puis révélés.

Fabien Gruau
© Fabien Gruau

Avec l'aide du contrebassiste (et à l'occasion gambiste) Joris Vanvinckenroye, du photographe Fabien Gruau et de vidéo, Kurt Demey amène le là-bas ici, fait passer le passé pour du présent et le présent pour du passé au point où l'on se demande s'il est capable ou pas de lire dans le futur.

Réalités offre un bouleversement des sens - encore en rodage - qui nous rappelle, à l'ère de l'infox généralisée et du deepfake, qu'il ne faut pas forcément croire à tout ce qu'on voit et que ce que l'on voit n'est qu'une petite partie de ce qui est.

Réalités : le 17 novembre à la Maison de la Culture de Tournai, les 30 novembre et 1er décembre aux Halles de Schaerbeek, du 1er au 3 mars à la Rose des Vents à Villeneuve-d'Ascq.

Sachez-le d'emblée : en sortant de Réalités, on pense avoir compris certaines choses, on a des soupçons sur certains points mais il y a obligatoirement beaucoup d'éléments qu'il faudra accepter de ne pas maîtriser, dans le flou un peu inconfortable de l'incertitude. Car c'est la volonté même de son concepteur : pour Kurt Demey, son spectacle est comme un poème, que l'on peut tout à fait apprécier sans en saisir tous le sens, toutes les métaphores.Cheveux longs, costume immaculé et Santiags bigarrées, le plasticien et mentaliste flamand fondateur de la compagnie Rode Boom (lire son portrait paru dans Le Vif ici) s'adresse directement au public. Un certain nombre de spectateurs devront interagir avec lui, voire monter sur scène, dans une suite de tableaux où il est question des différences et des ressemblances entre une pierre et un nuage, d'objet placé dans une valise, d'une spectatrice conduite en taxi dans un hôtel, d'une mouche importune, de petits papiers et de mots cachés puis révélés. Avec l'aide du contrebassiste (et à l'occasion gambiste) Joris Vanvinckenroye, du photographe Fabien Gruau et de vidéo, Kurt Demey amène le là-bas ici, fait passer le passé pour du présent et le présent pour du passé au point où l'on se demande s'il est capable ou pas de lire dans le futur. Réalités offre un bouleversement des sens - encore en rodage - qui nous rappelle, à l'ère de l'infox généralisée et du deepfake, qu'il ne faut pas forcément croire à tout ce qu'on voit et que ce que l'on voit n'est qu'une petite partie de ce qui est.