Le festival Connexion Bxl, mis sur pied en collaboration avec le Kaaitheater, le KVS, le Beursschouwburg, Bozar, RITCS et la Jazz Station où se tiendront les spectacles, mise sur les échanges intercontinentaux en collaborant avec des danseurs, comédiens et musiciens venus d'ailleurs et partage leurs créations avec le public belge pendant neuf jours. "Notre point de départ est que le monde actuel fait déjà partie intégrante de la réalité bruxelloise et que l'inclusion locale peut également être favorisée par le renforcement de l'implication culturelle internationale. Connexion Bxl, un festival cosmopolite pour Bruxelles la cosmopolitaine", déclare Jan Goosens, directeur du KVS, dans un communiqué.

Un festival artistique multidisciplinaire soutenu par la Région de Bruxelles-Capitale et la Flandre. "C'est avec un immense plaisir que je soutiens ce festival artistique reconnu, résultat d'une coopération qui réunit nombre d'organisations bruxelloises de qualité et des artistes venus de Belgique, d'Afrique et du Moyen-Orient. Grâce à ce festival, Bruxelles, cette ville si diverse et si attachée à la culture, s'affirme davantage encore dans le monde du théâtre et de la danse", soutient le ministre Sven Gatz avant d'être rejoint par la secrétaire d'Etat Bianca Debaets qui confirme son soutien à l'ASBL depuis plusieurs années: "J'apporte mon soutien à l'ASBL Connexion afin de renforcer et de favoriser les contacts interculturels. L'art a ce pouvoir magique de réunir des êtres humains de tous les horizons. Cette dimension interculturelle, nous la goûtons au quotidien dans notre ville et lui offrons également un prolongement à travers notre politique de coopération au développement."

Avec aisance, les artistes -reconnus ou émergents- mêlent les langues, formes et styles en proposant des représentations théâtrales, dansantes et musicales. Au programme, des oeuvres de Kinshasa, Ramallah, Haïfa, Tunis, Bamako, Durban avec notamment la chanteuse malienne Rokia Traore qui raconte l'épopée du roi Soundiata Keita, unificateur du royaume du Mandingue au XIIIe siècle qui appuyait son pouvoir sur le respect et non sur la violence, au travers d'un spectacle de théâtre en musique.

L'occasion de découvrir la performance de l'artiste Pierre Muylle faite d'objets ramenés de différentes villes palestiniennes ou d'apprécier les compositions musicales teintées de rythmes orientaux, de jazz et de tango de Faraj Suleiman accompagné de trois musiciens belges. La danseuse congolaise Jolie Ngemi opposera les motifs du langage de la danse populaire congolaise aux codes de la danse contemporaine occidentale au Beursschouwburg pendant que Fatoumata Bagayoko se livrera à une représentation solo autour du sujet de l'excision, son excision. "Je suis déterminée à retranscrire l'acte dont j'ai été témoin plusieurs fois et dont j'ai moi-même été victime. Je porte la souffrance et l'injustice dans mon corps. J'éprouve une rancoeur. Une marque, un manque indélébile et irréversible que je garde en moi, à jamais. Une douleur que j'entends revendiquer", confie l'artiste malienne qui performera vêtue de rouge et de noir.

Un voyage onirique et exaltant du 14 au 22 décembre dont les tickets sont en vente sur les différents sites internet des centres culturels concernés.

Emilie Petit