
[critique ciné] L’Ennemi, un film à la belgitude revendiquée
Quatre ans après Noces, Stephan Streker s’inspire de la fameuse affaire Bernard Wesphael.
« Même si je n’ai rien fait dans cette chambre, je ne suis pas sûr que ça fasse de moi un innocent. » Quatre ans après Noces, Stephan Streker s’inspire à nouveau de faits réels pour questionner la vérité mouvante du monde et des hommes. C’est la fameuse affaire Bernard Wesphael qui lui sert cette fois de tremplin pour tisser une pure fiction en forme de passionnante réflexion sur le motif de la culpabilité. Bien aidé en cela par un solide Jérémie Renier, il signe un thriller psychologique qui plonge au coeur de l’intime en mêlant recherche graphique et dimension symbolique. Un film à la belgitude revendiquée qui refuse la binarité morale pour toujours privilégier la complexité de ses situations et des motivations qui les sous-tendent.
Drame. De Stephan Streker. Avec Jérémie Renier, Alma Jodorowsky, Emmanuelle Bercot. 1h45. Sortie: 26/01. ***(*)
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