Lebanon

Premier film du cinéaste israélien Samuel Maoz, Lebanon constitue une plongée sans filet au coeur de la guerre du Liban de 1982.

De Samuel Maoz. Avec Michael Moshonov, Itay Tiran, Yoav Donat. 1h33.

Située à l’entame du conflit, l’action accompagne un char israélien engagé dans une opération de nettoyage d’une ville qu’a auparavant pilonnée l’aviation. Ce qui ne devait être qu’une mission de routine vire cependant au cauchemar pour de jeunes miliciens découvrant la guerre dans toute son horreur et son absurdité.

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Largement autobiographique, Lebanon s’appuie sur un dispositif ingénieux, la caméra ne quittant l’habitacle du tank que pour observer l’extérieur à travers son viseur. Soit un huis clos puissant et déstabilisant, venu restituer à vif (et sans modération) le sentiment de chaos semblant présider à toute chose. Au-delà de son originalité formelle, ce film d’horreur doublé d’une étouffante expérience sensorielle vient fort opportunément rappeler, après Le valse avec Bachir d’Ari Folman, combien cette guerre n’aura fait que des perdants. Un message que l’on peut extrapoler à loisir, et qui a valu à Maoz le Lion d’or de la dernière Mostra de Venise.

J.F.PL.

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