À la télé ce soir : Le Syndrome d’Helsinki

© fisher king oy
Nicolas Bogaerts Journaliste

Alors que l’étau de la pandémie de Covid-19 se desserre sur la Finlande, un père entrepreneur ruiné, Elias Karo, prend en otage quatre journalistes dans leur rédaction d’Helsinki. Il les somme d’enquêter sur les circonstances qui ont mené, au cours de l’effondrement financier qui a durement touché le pays au début des années 90, à la spoliation de la fortune familiale par, prétend-il, les actions concertées d’un juge et d’un directeur de banque. Alors que les forces de police et un négociateur sont dépêchés sur place, la situation relayée par les médias maintient le pays en haleine. Reconstituant par flash-back l’histoire tragique d’Elias (Peter Franzén, de Vikings) et des siens, la série le pose progressivement en criminel mi-Robin des Bois mi-lanceur d’alerte, secouant le nid de frelons de l’establishment financier qui pensait avoir réussi à étouffer durant 30 ans les braises de l’indignation et du scandale qu’aurait dû provoquer cette crise majeure. Mais Elias, en libérant la journaliste Hanna Raivio pour qu’elle relance une enquête complexe sur les faits, entend briser un trop long silence. Maniant avec rigueur -et quelques longueurs- les codes du thriller nordique, Le Syndrome d’Helsinki, derrière son titre un peu fastoche, fait l’inventaire de questions brûlantes: celle de la confiance dans la protection du bien public par le politique, de ses liens avec le monde de la finance, de la guerre de l’information et des traumas collectifs et individuels qui se répercutent d’une génération à l’autre.

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Série créée par Miikko Oikkonen. Avec Peter Franzén, Taneli Mäkelä, Oona Airola. À voir ce jeudi soir à 22h25 sur Arte.

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