Critique

[à la télé ce soir] La vie est un long fleuve tranquille

© dr
Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

Février 1988 vit l’apparition de cet ovni cinématographique, insufflant à la comédie satirique et sociale un renouveau bienvenu.

Le succès populaire et critique fut au rendez-vous, propulsant le jeune (35 ans) Étienne Chatiliez vers une renommée qu’il allait entretenir avec l’encore plus mordant Tatie Danielle et le triomphal Tanguy. Dans La vie est un long fleuve tranquille, son premier long métrage, le natif de Roubaix plante dans son Nord bien aimé l’action d’une farce mettant en scène deux familles on ne peut plus différentes: les Groseille vivant dans la pauvreté, de combines et d’aides sociales, et les Le Quesnoy, aisés, catholiques, un tantinet rigides et réacs. Un échange clandestin de bébés, douze ans plus tôt dans la maternité locale, va lier la destinée des deux familles, pour le plus grand plaisir de spectateurs pris au jeu des stéréotypes sociaux que Chatiliez dynamite joyeusement. Un régal, avec la révélation du tout jeune Benoît Magimel, tout dernièrement césarisé.

Comédie d’Étienne Chatiliez. Avec Benoît Magimel, André Wilms, Hélène Vincent. 1988. ****

Samedi 12/03, 20h05, Tipik.

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