Pascal Bouaziz: "Les gens trop bien assis sont des gens dangereux"

07/06/16 à 15:15 - Mise à jour à 09/06/16 à 09:59

Source: Focus Vif

Après une échappée grinçante et en tandem sous le nom de Bruit Noir, le chanteur lettré et faussement misanthrope de Mendelson publie un recueil de haïkus doublé d'un premier disque solo. Avant un album de reprises très personnelles de son groupe aussi culte qu'éhontément infréquenté attendu pour la rentrée. 2016, l'année Pascal Bouaziz.

Laissez la prose de Pascal Bouaziz infiltrer un jour les recoins les plus impénétrables de votre quotidien et vous trouverez là le compagnon de toute une vie. Pas moins. Depuis plus de 20 ans, il est sans doute en effet le secret le mieux gardé de ce que l'on a un peu paresseusement appelé, au mitan des années 90 et dans la foulée des tout premiers disques de Dominique A, la "nouvelle scène française". Alors compagnon de label, chez Lithium, du Nantais, mais aussi de Diabologum, Françoiz Breut, Jérôme Minière ou Bertrand Betsch, Bouaziz pose avec son groupe, Mendelson, les bases d'une musique inconfortable et radicale qui se donne comme horizon des sujets malaimés, difficiles et d'évidence fort peu arpentés dans le paysage résolument attentiste de la chanson: le poids de l'existence, la dureté du travail, l'aliénation, la honte, le désamour, l'ennui, l'échec, les ratés, les résidus frustes de souvenirs blessés arrosés d'humour noir et d'une implacable lucidité. Comme dans ce petit Himalaya "tubesque", ou presque, qui intervient en 2007: 1983 (Barbara), flambée de désespérance crève-coeur à la fulgurance sans doute jamais égalée dans l'histoire récente de la chanson française.
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