Paradise City, nouveau festival bruxellois et vert

02/04/15 à 16:16 - Mise à jour à 07/04/15 à 15:03

A l'heure où les festivals belges dévoilent leurs affiches, nombreux sont ceux à surfer sur l'écologisme. Outre LaSemo et Esperanzah, le dernier venu dans cette grande famille se dévoile: Paradise City Festival. Focus sur un "Green Festival".

Paradise City, nouveau festival bruxellois et vert

Les organisateurs du Paradise City Festival, Dimitri Verschueren et Gilles De Decker devant le Château de Ribaucourt à Perk. © ParadiseCity

Une longue allée bordée d'arbres et au bout, un château imposant datant du 15e siècle. Un large parc et de vastes étendues d'eau. C'est dans ce cadre, celui du Château de Ribaucourt à Perk (Vilvoorde), que le Paradise City Festival prendra place les 4 et 5 juillet prochain.

A la base du projet il y a deux jeunes entrepreneurs, Dimitri Verschueren et Gilles De Decker. En 2013, ils décident de créer leur propre festival répondant à leurs critères musicaux et idéologiques. "Nous avons été dans de nombreux festivals en Belgique et ailleurs, mais à chaque fois il manquait des choses selon nous. C'est pourquoi nous avons décidé d'en créer un", explique Dimitri Verschueren. Ils l'articulent autour de trois piliers : green - indie & electronic music - fine cuisine.

L'aspect écologique et durable se concrétise dans plusieurs aspects : toilettes sèches, scènes et infrastructures en matériaux de récupération, mobilité douce, partenariats avec des associations et producteurs des environs, gobelets réutilisables ou encore eau "du robinet". "Nous avons également CO2logic pour partenaire. Grâce à cette société bruxelloise, nous avons pu calculer et ensuite considérablement réduire les émissions de CO2. Inversement, Paradise City soutient des projets climatiques de CO2logic visant à compenser les émissions de CO2 restantes lors du festival, afin d'obtenir le label CO2 Neutral Festival", précise Dimitri Verchueren.

La programmation quant à elle se veut éclectique et laissant place aux découvertes. On y retrouvera des artistes belges et étrangers comme Kölsch, Flight Facilities, Tout Va Bien, Art Department, Aeroplane, Monkey Safari, Robag Wruhme ou Hydrogen Sea. Les organisateurs ont pu s'entourer de partenaires tels que LOVE, ATTAR! et ses soirées mensuelles du Bruxellois, mais également avec le label et organisateur d'événements Brüxsel Jardin et l'agence berlinoise Jackmode. Abstrkt assurera l'encadrement de la scène des performances en live et des deux scènes DJ.

Le troisième pilier tourne autour de la cuisine. La nourriture de qualité est ici mise en avant. "Nous proposerons des plats végétariens, raffinés et de qualité supérieure. Le tout avec des produits frais et de proximité", ajoute Dimitri Verschueren.

Une dernière innovation pour ce festival est sans nul doute son mode de paiement. Aucune espèce ne sera présente sur le site. Les organisateurs appliquent le modèle du "cashless": Il suffit de charger un bracelet à une borne de paiement pour ensuite payer boissons et nourriture d'un geste du poignet. L'argent restant sur le bracelet pourra être remboursé en fin de festival.

Au final, greenwashing ou véritable volonté écologique ? Rendez-vous les 4 et 5 juillet afin de savoir si les idées de ces deux jeunes gens pourront bel et bien se concrétiser.

Paradise City, du 4 au 5 juillet à Perk. Infos et tickets: www.paradisecity.be

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