Cigar, en toute intimité avec le Belgo-Égyptien Tamino

18/05/17 à 11:18 - Mise à jour à 20:46

Dans une cabane au fin fond des Ardennes, Moharam Fouad nous joue une version dépouillée de son poignant Cigar, avec une intensité à donner des frissons. À découvrir en exclusivité.

Il n'a que 20 ans, vient de sortir un premier EP chez l'excellent label Unday Records (Millionaire, Trixie Whitley), a rempli l'AB Club deux jours de suite et jouera à Werchter cet été. Sacré succès pour ce Flamand aux racines égyptiennes qui s'est allié les services de Tom Pintens (Zita Swoon) pour enregistrer son premier disque, qui rappelle un Jeff Buckley ou un Balthazar, l'"arab touch" en bonus. "C'est assez irréel, ce qui m'arrive, nous explique-t-il. Mais en même temps, c'est très réel: j'ai dû bosser dur pour mériter tout ça. Le boulot paye, j'imagine. Mais c'est vraiment enivrant, évidemment."

Tamino ne vient évidemment pas de nulle part et si le succès a aujourd'hui décidé de poindre son nez, il a déjà pas mal roulé sa bosse. "J'ai joué dans quelques groupes, mais c'est la première fois que c'est du sérieux, que je me retrouve en tête d'affiche. Avant, j'ai joué dans des groupes d'ado, on faisait du punk rock. J'ai aussi joué dans un groupe desert rock."

Né d'une mère flamande et d'un père égyptien, Moharam Fouad transporte un bagage culturel particulièrement riche. Et partage son nom avec son grand-père, acteur et chanteur renommé du monde arabe des 50's aux 80's. "J'aime beaucoup l'âge d'or de la musique égyptienne, confesse-t-il. Mais je n'essaie pas de l'incorporer consciemment dans ma musique: si on y retrouve des sonorités arabisantes, c'est parce que c'est naturel. Je n'y pense pas vraiment quand je compose."

Pour la petite histoire, le morceau Cigar, qu'on présente ici en exclusivité et qui est sans doute le plus intense et aérien du EP, a été inspiré par un tableau. "J'ai été au musée Van Gogh à Amsterdam et j'ai vu ce portrait d'un squelette fumant un cigare. J'ai beaucoup aimé, l'image est restée imprimée dans ma tête. J'ai écrit quelques phrases, puis la mélodie a suivi et la chanson en est née. Ce n'est pas une chanson sur le portrait en tant que tel, mais ça a été l'inspiration de départ."

Si son premier amour artistique a été le théâtre, Tamino est aussi un grand fan de lecture. C'est bien simple: "on me trouvera rarement sans un bouquin à la main". "Le dernier livre qui ait changé ma vie? Things the Grandchildren Should Know, l'autobiographie de Mark Oliver Everett, le chanteur de Eels. J'ai adoré. Je ne lis pas beaucoup de biographies, mais celle-là était incroyable."

Tamino sera notamment le 30/06 à Rock Werchter, le 07/05 au Cactus Festival, le 08/08 aux Lokerse Feesten, le 15/08 à l'Openluchttheater Rivierenhof, le 18/08 au Pukkelpop, le 11/10 à l'Ancienne Belgique.

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