Cacahouètes pour tous: sur Internet aussi, tout travail mérite salaire

28/09/15 à 09:19 - Mise à jour à 11:20

Chacun de nos tweets, posts, commentaires et interventions en ligne est assimilable à du travail méritant salaire, estime le sociologue Antonio Casilli. Payé en cacahouètes virtuelles et menant à la tyrannie du buzz?, se demande Serge Coosemans, qui carambole dans Crash Test S01E04.

Que diriez-vous, si cette chronique vous plaît, de me laisser un pourboire en fin de lecture, histoire de me remercier de vous avoir fait passer du bon temps? Le site de Focus ne le permet pas (encore?) et, à vrai dire, je ne pense pas que ce soit réellement souhaitable. On verra plus bas pourquoi. Quoi qu'il en soit, dans le monde terrifiant et merveilleux du world wide web, l'idée de payer au "tip" ceux qui produisent du contenu (artistes, vidéastes, photographes, journalistes, chroniqueurs, bloggeurs...) fait son chemin. La technologie qui le permet existe déjà, ainsi que la collection de bonnes intentions. Sur Wired, Eric Steuer nous expliquait ainsi dernièrement qu'il aimerait par exemple beaucoup recourir au pourbiche digital à chaque fois qu'il écoute Skee Lo, auteur en 1995 du tube hip-hop I Wish. Cette idée part d'un bon sentiment, certes un brin neuneu: à chaque fois que le journaliste écoute I Wish en streaming, il aimerait qu'un peu d'argent aille directement à l'artiste, en plus de ses éventuels contrats en cours et de ses royalties gagnées à l'ancienne. C'est le digital tipping, le pourbiche 2.0, aussi simple qu'un like sur Facebook, sauf que dans ce cas-ci, le like envoie une ou deux cacahouètes, pas forcément directement dans les poches...

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