Soko: "J'ai une soif de créativité qui ne peut être assouvie que par mon propre travail"

29/09/16 à 09:11 - Mise à jour à 09:11

Source: Focus Vif

Son incarnation de Loïe Fuller dans La Danseuse, le nouveau film de Stéphanie Di Giusto, marque le sommet provisoire de la carrière de Soko. Une jeune artiste autodidacte qui privilégie l'instant.

Elle s'allonge à demi sur le canapé, à la fois détendue et comme prête à bondir, telle ce chat dont elle a fait son emblème. Manches relevées tenues par des épingles de nourrice façon punk, ongles vernis de bleu, ceinturon à tête de lion et creepers aux pieds, elle fixe l'interlocuteur de ses grands yeux curieux. Soko se livre sans détour. Elle semble attendre la question suivante avec gourmandise. Et quand cette question lui plaît, elle ouvre un large sourire et appuie sa réponse d'une gestuelle expressive en diable. Rien d'étonnant pour une actrice qui, de manière exemplaire dans l'intense La Danseuse, incarne plus qu'elle n'interprète... "Avec tout le travail que je devais accomplir sur le corps, je n'avais pas le choix!", s'exclame Soko en riant. "Mon corps devait devenir le corps de la personne que j'interprétais, poursuit-elle, au prix d'un long et difficile entraînement physique, quotidien. J'ai pu vraiment bien comprendre Loïe car j'ai vécu dans mon corps ce qu'elle vivait dans le sien. Même si un siècle nous sépare... Même ce qu'elle devait manger, je peux le deviner, car on ne peut pas manger n'importe quoi avant un entraînement comme le sien, comme le mien. J'ai ressenti ce qu'elle devait ressentir quand lui venait un vertige à force de tourner sur elle-même, quand elle se sentait en danger, émotionnel ou physique."
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