"Les Aborigènes sont le dernier peuple nomade dont la mémoire n'a pas été effacée"

29/05/18 à 15:57 - Mise à jour à 15:57
Du Le Vif/L'Express du 24/05/18

Basé à Bruxelles, Bertrand Estrangin est l'un des rares privilégiés à voyager au sein du "Centre rouge" de l'Australie pour sélectionner des oeuvres d'art primordiales au sein des communautés aborigènes. Rencontre avec un passionné, gardien d'une mémoire millénaire.

Fin mars dernier, la galerie Aboriginal Signature (1) retient l'attention de nombreux visiteurs venus découvrir le salon Eurantica à Brussels Expo. L'objet de tous les regards? Un diptyque à la beauté sidérante déployée sur deux toiles de lin composant un vaste pan de trois mètres sur deux. La force de la composition est indéniable, qui évoque une cosmogonie mystérieuse, ponctuée de formes biomorphiques, telle qu'a pu s'en approcher Kandinsky au milieu des années 1930 par exemple. Chromatiquement complexe et formellement explosive, l'oeuvre en question est le fruit d'un travail collectif: un état de fait que son harmonie ne laisse pas entrevoir une seconde. Difficilement imaginable sous nos latitudes, cet esprit de collaboration est courant dans les communautés artistiques aborigènes. Collectionneur et directeur de la galerie précitée, Bertrand Estrangin loue le "dialogue codifié" et la "sacralité" inscrits au coeur de Nganampa Ngura - Our Country. Cette pièce remarquable est signée par des artistes femmes de Kaltjiti dans les déserts du "APY Land", une zone récupérée en 1981 par les Aborigènes, grande comme trois fois notre pays et située au nord-ouest de l'Etat d'Australie-Méridionale.
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