Critique

Critique ciné: Lost River, quand Gosling arpente les cendres du rêve américain

Ryan Gosling © DR
Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

THRILLER FANTASTIQUE | A l’instar de Jim Jarmusch pour Only Lovers Left Alive, c’est à Detroit que Ryan Gosling a choisi de planter l’action de sa première réalisation, Lost River.

Mieux qu’un décor, la ville est un personnage à part entière de ce trip oscillant entre cauchemar et noir conte de fées, sur les pas d’une famille -Billy (Christina Hendricks), une mère célibataire peinant à joindre les deux bouts, et ses deux fils, Bones et Frankie- tentant de survivre à un environnement en voie de désintégration: Motor City, donc, ses friches post-industrielles et autres décombres fumants.

A leur suite, Gosling arpente les cendres du rêve américain au gré d’un film dérive, dont l’intrigue semble se déliter entre cité engloutie, boîte de nuit glauque et hommages spectraux -ainsi de Barbara Steele. Sous influence refno-lynchienne manifeste, Lost River charrie son lot de clichés à même de laisser dubitatif, tout en fascinant dans le même élan par sa fulgurance plastique. La photographie de Benoit Debie est incroyable, en effet, transcendant un film dont subsistent, comme en suspension, des impressions quasi-subliminales…

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  • DE RYAN GOSLING. AVEC CHRISTINA HENDRICKS, IAIN DE CAESTECKER, SAOIRSE RONAN. 1 H 45. SORTIE: 08/04.

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