Critique

[À la télé ce soir] Room 104 (saison 3)

© DR
Nicolas Bogaerts Journaliste

S’inspirer des concepts de l’âge d’or de la télé, s’imposer le carcan narratif du high concept pour mieux s’en défaire, surprendre, dévier vers la nouveauté et revendiquer une liberté créatrice totale: voilà le credo qui semble guider les frères Duplass depuis qu’ils ont lancé Room 104.

À la manière d’une Quatrième Dimension qui découvrirait un brin de poésie en huis clos, une chambre de motel, toujours la même, accueille des histoires et des protagonistes différents, dans une époque différente, à chaque épisode. Des histoires nimbées de mystère, de fantastique, de romance et de métaphysique. Dans cet espace strictement circonscrit, elles font voler en éclats les lieux communs scénaristiques, inventent des issues improbables, des dénouements troublants, chacune avec son style visuel propre: un vendeur de gorille, des réfugiés de l’apocalypse, un collègue somnambule, une chanteuse en panne d’inspiration et d’amour, un homme aux pouvoirs surnaturels qui tente de recoller les morceaux avec ses enfants… Bienvenue dans la chambre 104.

Série créée par Jay et Mark Duplass. Avec Luke Wilson, Christine Woods, Dale Dickey. ****

Jeudi 25/06, 21h00, Be 1.

Partner Content