Critique

[À la télé ce soir] Gigantes (saison 2)

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Nicolas Bogaerts Journaliste

Deuxième et dernière saison pour cette série espagnole sous haute tension, fresque ombrageuse de la pègre madrilène, de ses tentacules péninsulaires, de ses codes d’honneur sanglants.

Ayant échappé de peu, la saison dernière, au meurtre fratricide imaginé par Tomàs, Daniel Guerrero remonte à Madrid avec la vengeance au bord des lèvres. L’autre frère, Clemente, espère pouvoir revenir à une vie de famille normale avec sa femme et son fils. La police en décide autrement, le cuisine. Va-t-il se mettre à table? Dans le viseur des condés et de Daniel, Tomàs, lui, perd doucement ses nerfs à force de regarder par-dessus son épaule. Mais tout ici est rentré, enfoui sous les regards et les trapèzes endurcis. Et puis, à côté des ennemis de l’intérieur, ceux de l’extérieur s’avancent pour se nourrir sur la bête blessée. Enrique Urbizu et son casting racé parviennent à alterner tension et contemplation, coups de sang et du sort, silence et tonnerre, dans un récit aussi lancinant qu’une pincée de sel sur une taillade au couteau.

Série créée par Enrique Urbizu, Miguel Barros et Michel Gaztambide. ***(*)

Vendredi 31/07, 20h30, Be Séries.

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