Critique

[à la télé ce soir] Du rififi chez les hommes

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Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

Prix de la meilleure réalisation au Festival de Cannes 1955, le film du père de Joe Dassin vaut toujours le détour.

Tony le Stéphanois est sorti de prison, miné par les années d’enfermement et la tuberculose qui le ronge. La préparation d’un nouveau coup -le braquage d’une bijouterie parisienne- l’occupe immédiatement. Le casse, mené avec quelques amis complices, réussira. Mais une bande rivale voudra s’emparer du magot, entraînant une guerre entre malfrats… Adapté d’un roman d’Auguste Le Breton, Du rififi chez les hommes offre son meilleur rôle à Jean Servais, un comédien belge que les hasards de la programmation nous permettent de retrouver cette semaine (dimanche) dans L’Homme de Rio. L’Anversois de naissance se glisse parfaitement dans l’univers de polar (très) noir mis en scène par Jules Dassin. Exilé en Europe suite aux persécutions maccarthystes, le réalisateur américain, père du chanteur Joe Dassin, poursuit en France son travail fascinant sur les milieux criminels et leurs figures tragiques. Prix de la meilleure réalisation au Festival de Cannes 1955, son film vaut toujours le détour.

Polar noir de Jules Dassin. Avec Jean Servais, Carl Möhner, Magali Noël. 1955. ****(*)

Lundi 15/03, 20h55, Arte.

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