Critique

[à la télé ce soir] Bonnie and Clyde

© WARNER BROS
Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

Beaucoup d’historiens du cinéma voient dans ce film le point de départ du Nouvel Hollywood, ce mouvement de contestation, de rajeunissement et de prise de pouvoir des réalisateurs en rupture avec le conservatisme, les interdits moraux et le pouvoir absolu des grands studios de production.

Bonnie and Clyde évoque le fameux couple de braqueurs et meurtriers formé par Clyde Barrow et Bonnie Parker durant les années 30 et la Grande Dépression. Warren Beatty, jeune star et producteur en plus d’incarner Clyde, mit son pouvoir dans la balance pour imposer tout à la fois le réalisateur Arthur Penn et défier les tabous du (tout juste abrogé) code Hays. Amoralité, sexualité, violence surtout: le cocktail était explosif et son succès ouvrit la voie aux Hopper, Scorsese, Coppola, De Palma, Cimino, Lucas et Spielberg. Tout en générant un mythe qui inspira d’autres créateurs tels Serge Gainsbourg pour une mémorable chanson.

Film policier d’Arthur Penn. Avec Warren Beatty, Faye Dunaway, Michael J. Pollard. 1967. ****

Dimanche 18/04, 20h55, Arte.

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