Critique scènes: Super-éducateurs

La cour des grands
Estelle Spoto
Estelle Spoto Journaliste

Dans La Cour des grands, Cathy Min Jung donne la parole aux éducateurs, ces héros de l’ombre de nos écoles. Et décoche en passant quelques flèches sur les incohérences et les injustices de notre monde.

Ils s’appellent Maxime, Cham’s, Léone et Djibril. À quatre pour 300 élèves, ils sont chargés de superviser les entrées et les sorties, de surveiller les repas et les récréations, d’apporter une aide administrative, et de mille autres petites tâches qu’énumérera une voix off. En général moins valorisés que les profs, les éducateurs sont en général aussi plus proches des enfants puisqu’eux les suivent sur plusieurs années. Ces figures-clés de la vie quotidienne des écoles sont les (super – regardez les t-shirts pour savoir qui est qui) héros de La Cour des grands, le nouveau spectacle de Cathy Min Jung enfin en tournée post-Covid.

Dans un imposant décor réaliste repliable et en s’adressant à des enfants et des parents imaginaires, les quatre comédiens (Annette Gatta, Marion Lory, Ilyas Mettioui et Jérémie Zagba, campant joliment les caractères contrastés de leurs personnages) vont retracer deux journées de l’Ecole 77: une journée « habituelle », avec tout ce que ça peut comporter comme concentré des dysfonctionnements extérieurs, et une journée pédagogique pas comme les autres où s’organise un voyage fantastique.

Souvent drôle et très reconnaissable (la cantine, les contacts pas toujours simples avec les parents…), La Cour des grands déborde régulièrement des strictes problématiques scolaires pour aborder des questions sociétales brûlantes. Et si on « éduquait à la paix plutôt qu’à la concurrence »?

La Cour des grands: jusqu’au 30 avril à l’Atelier 210 à Bruxelles, www.atelier210.be

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