Rochefort en baskets ***1/2

© Giraf Prod

Sandrine Kiberlain le décrit comme un mélange de Peter Sellers et de James Stewart. Une subtile et irrésistible alliance d’élégance, d’émotion et de burlesque. Guillaume Canet, qui le considère comme un père spirituel, épingle son humour, son cynisme, son décalage. Là où Patrice Leconte évoque cette folie qui lui permettait d’accepter les projets les plus biscornus. “Pour parler de Jean sans être flagorneur, il suffit de dire qu’il est fêlé.En été, il fallait prendre un bateau pour rendre visite à Jean Rochefort. L’écriture de son livre avait repoussé l’interview de plusieurs mois. Comme les chevaux sauvages qu’il aimait tant, Rochefort était parfois difficile à approcher. Il avait d’ailleurs jusque-là toujours dit non à la présence d’une caméra sur son lieu de vacances. Mais Alain Teulère, journaliste (longtemps sportif) et réalisateur, a réussi à se faufiler. Avec le principal intéressé, encore bon pied bon œil, quelques années avant sa mort en 2017, il parle de la boxe et de son amour du cheval. Il fait aussi défiler une longue carrière forte de 150 films, de 40 pièces, de dessins animés, de pubs, de réalisations, de deux livres et de trois César. Kiberlain, Canet, Leconte, Édouard Baer ou encore Jacques Perrin complètent le tableau et dressant le portrait d’un comédien dont la vision de la vie et la poésie manquent au cinéma français.

Documentaire d’Alain Teulère.

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