Critique | Musique

Robert Hood – Motor: Nighttime World 3

Laurent Hoebrechts
Laurent Hoebrechts Journaliste musique

TECHNO | Fondateur avec Jeff Mills et Mike Banks du mythique label Underground Resistance, Robert Hood est l’une des légendes de la techno de Detroit.

ROBERT HOOD, MOTOR: NIGHTTIME WORLD 3, DISTRIBUÉ PAR MUSIC MAN/NEWS. ***

TECHNO | Fondateur avec Jeff Mills et Mike Banks du mythique label Underground Resistance, Robert Hood est l’une des légendes de la techno de Detroit. Il sort ici un 3e volume de sa série Nighttime World, plus que jamais braqué sur sa ville natale. En l’occurrence, une cité-naufrage post-industrielle, décapitée par la crise, des quartiers entiers ayant été laissés à l’abandon, au point de voir « 40% des terrains du centre-ville envahis par la végétation », explique par exemple Julien Temple, dans son film Requiem for Detroit. Un documentaire qui a servi de point de départ pour ce Motor. En douze plages instrumentales, aux titres souvent explicites (Slow Motion Katrina), Robert Hood balance une techno minimale (les magnifiques cinq minutes de The Wheel), le plus souvent glaciale (Assembly), à quelques reprises seulement plus tapageuses (Drive), qui ne révolutionne peut-être plus rien, mais qui conserve un pouvoir d’évocation et d’évasion intact.

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