Les incontournables de la rentrée musique

Idles © TOM HAM
Julien Broquet
Julien Broquet Journaliste musique et télé

La culture souffre depuis le début de la crise sanitaire. Même si rien n’est réglé et que certains pans entiers du secteur sont toujours à l’arrêt, on ne va pas bouder son plaisir de voir arriver dans les prochaines semaines un contingent de nouveaux albums. Tour d’horizon.

Idles

« Ultra no », distr. Pias. Sortie le 25/09.

Ils ont enregistré leur nouvel album à Paris avec l’aide de Kenny Beats, un producteur plus habitué aux rappeurs (Denzel Curry, Freddie Gibbs, Gucci Mane…) qu’aux punks énervés mais Idles n’a pas pour autant viré sa cuti. Originaire de Bristol et ardent représentant d’un rock anglais qui en a dans la tête, le coeur et le pantalon, le groupe emmené par Joe Talbot a embauché Warren Ellis (Bad Seeds, Dirty Three), Jehnny Beth (Savages), Jamie Cullum et David Yow (The Jesus Lizard) pour le troisième volet de sa libération des masses. Au programme: l’acceptation momentanée de soi, un chanteur en guérison émotionnelle, de la hargne, du bruit, de la sueur et une furieuse envie d’en découdre. Massive attack…

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Nicolas Michaux

« Amour colère », distr. Capitane Records. Sortie le 25/09.

Si les difficultés de défendre son album sur les routes ne lui coupent pas l’herbe sous le pied, Amour colère sera sans doute le disque de la consécration internationale pour Nicolas Michaux. Parti vivre sur une île danoise, l’ancien chanteur d’Été 67 signe un deuxième album solo à la culture musicale riche et au songwriting épatant. En anglais et en français, le Liégeois chante le quotidien et l’impossibilité de trouver sa place dans le monde. Quelque part entre Bertrand Belin et Baxter Dury.

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Jane Birkin

« Oh! Pardon tu dormais », distr. Universal. Sortie le 20/11.

En 2017, Jane Birkin se repenchait sur le patrimoine Gainsbourg, en mode symphonique. Avec pertinence et élégance, mais semblant s’accrocher aux anciennes chansons comme à des balises, après une décennie, il faut bien le dire, particulièrement éprouvante (la maladie, la mort de sa fille Kate). Trois ans plus tard, elle revient cette fois avec des chansons originales -les premières depuis Enfants d’hiver en 2008. À ses côtés, Étienne Daho et Jean-Louis Piérot l’ont aidée à accoucher de ce qui est présenté comme son album le plus intime.

Les incontournables de la rentrée musique

Róisín Murphy

« Róisín Machine », distr. BMG. Sortie le 25/09.

Pendant le confinement, Róisín Murphy a teasé la sortie de son cinquième album solo à coup de « live » tournés à la maison, aux mises en scène complètement délirantes. Derrière le trip absurde très tongue-in-cheek, la Róisín Machine fait surtout chauffer la piste de danse comme jamais. Sous les boucles blondes eighties, c’est orgie disco-house, violons extatiques et basses élastiques. Une nouvelle confirmation que, de Dua Lipa à Jessie Ware en passant par Kylie Minogue (Disco le 6/11), 2020 est bien l’année des disco queens.

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Matt Berninger

« Serpentine Prison », distr. Caroline. Sortie le 02/10.

Matt Berninger avait déjà une vie en dehors de The National: il avait créé un groupe (EL VY) avec Brent Knopf de Ramona Falls et Menomena, et même écrit pas mal de chansons pour le cinéma et la télévision. Le chanteur américain s’apprête maintenant à sortir son premier album solo. Serpentine Prison a été enregistré avec le multi-instrumentiste de Memphis Booker T. Jones et pas mal d’invités au rang desquels on retrouve entre autres le serial siffleur Andrew Bird.

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Mais aussi

Sufjan Stevens
Sufjan Stevens

Parmi les certitudes, on peut déjà annoncer les nouveaux disques de Marilyn Manson (11/09), Sufjan Stevens (25/09), Thurston Moore (25/09), un solo de Will « Arcade Fire » Butler (le 25/09), la Française Mina Tindle (9/10), Sophia (le 25/09), Future Islands (le 9/10) ou encore Elvis Costello (30/10). Prévu initialement au printemps (en même temps que son autobiographie), puis reporté, le septième album d’Alicia Keys est, lui, annoncé pour le 18/09. Cela se bousculera également du côté des rééditions, du New York de Lou Reed au Sign O’ the Times de Prince (tous les deux le 25/09). Pour le reste, on avance à tâtons. Chez les blockbusters, Janet Jackson était censée repointer le nez en 2020. Tout comme Coldplay et même… Adèle! Au rayon rap, Drake devrait probablement lâcher Certified Lover Boy d’ici la fin de l’année. Mais quid du nouveau Kanye West (teasé dès le 24/07…)? Voire de Kendrick Lamar, dont la tournée d’été semblait annoncer du neuf? En France, Ichon sortira bien son premier véritable album le 11/09, le même jour que La Menace fantôme de Freeze Corleone, tandis que plusieurs cadors se tiennent à l’affût (Booba, SCH, Rohff…). Côté belge, sont attendus Lous & the Yakuza, L’Or du commun, Green Montana voire, éventuellement, les solos des compères JeanJass et Caballero. Et Damso? À en croire les réseaux, l’arrivée de QALF semble se préciser…

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