Critique | Musique

La Muerte, un live thermonucléaire à l’unisson

La Muerte à l'AB © Dave Decat
Philippe Cornet
Philippe Cornet Journaliste musique

ROCK | Adopter un python, immoler une chèvre, renifler de l’essence, lécher un western, adhérer au MR: écouter l’album live de La Muerte, c’est passer par des pensées confuses, avec cette sensation bifide de goinfrer une tranche de grand guignol et une autre de rock’n’roll agité.

La Muerte, un live thermonucléaire à l'unisson

Les quatorze titres enregistrés à l’Ancienne Belgique le 9 mars sont customisés en extrême fantasme sonore, via ces intros tirées de bruyants films de séries B (ou Z), et la voix de Marc Du Marais, idéal laryngectomisé crachant ses délires de bagnoles dopées, de choppers pollueurs et de filles pneumatiques. The Cramps à côté, c’est Stéphane Bern et Oui Oui en excursion. Tout cela serait sans doute un rien fastidieux -pas pour rien que La Muerte a fait 20 ans de break- si la machine musicale n’assumait aussi parfaitement le scandaleux quota de décibels. Là, en compagnie de Didier Moens aux guitares immolées, les trois nouveaux boys venus du metal -dont Tino, bassiste de Channel Zero- moulinent une géométrie d’inferno psyché et même de quelques virulentes remontées blues. La mélodie, les roulements de caisse, les accords circonflexes ne feront pas plus de prisonniers que la voix tuméfiée menant carnage. Les « classiques » de La Muerte y sont (Couteau dans l’eau, Kustom Kar Kompetition), au même titre qu’une poignée de reprises, dont celle du Crazy Horses des mormons Osmonds: thermonucléaire -à l’unisson de ce live uniquement disponible en double vinyle.

DISTRIBUÉ PAR LC MUSIC.

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