Critique | Cinéma

Living (Vivre)

3,5 / 5
© National
3,5 / 5

Titre - Living (Vivre)

Genre - Drame

Réalisateur-trice - Oliver Hermanus

Casting - Bill Nighy, Aimee Lou Wood, Alex Sharp

Durée - 1h42

Critique - Jean-François Pluijgers

Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

On doit à Kazuo Ishiguro l’idée de cette relecture de Ikiru, le classique d’Akira Kurosawa sorti à l’orée des années 50. En résulte aujourd’hui un remake dont l’écrivain signe le scénario, un pari objectivement risqué dont l’auteur des Vestiges du jour et autre Auprès de moi toujours s’acquitte pourtant avec un incontestable bonheur, transposant notamment le récit dans l’Angleterre des 50’s, comme pour mieux concilier ses racines japonaises avec sa culture d’adoption. Soit, dans un Londres alors en pleine reconstruction, l’histoire de Mr. Williams (Bill Nighy), fonctionnaire aussi raide qu’effacé menant une morne existence partagée entre son domicile de Esher, dans le Surrey, et les bureaux du London County Council dont il dirige l’un des départements. Un homme semblant avoir oublié de vivre, à tel point que ses subordonnés l’ont surnommé “Mr. Zombie”. Mais qui, ayant appris souffrir d’une maladie ne lui laissant plus que quelques mois, va s’employer à rattraper le temps perdu, se libérant, l’air de rien, du carcan que lui a imposé la société, tout en tentant de trouver un sens à son existence.

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Histoire d’échapper à une vision parfois trop stéréotypée de l’Angleterre, la réalisation de Living a été confiée au cinéaste sud-africain Oliver Hermanus (Skoonheid, Moffie). Ce dernier a l’intelligence de s’effacer derrière la force tranquille et intemporelle du récit, pour signer une mise en scène dont la sobriété le dispute à l’élégance feutrée. Un cadre dans lequel l’impeccable Bill Nighy se fond avec aisance et naturel, signant, tout en retenue, une composition millimétrée qui donne le la d’un film vibrant d’un humanisme bienveillant, mais jamais mièvre pour autant. Inspirant.

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