Inside Chris Ware

La couverture grand format de son Monograph (2017), l’exposition du BPI donne à voir des dizaines de documents rares, et rarement vus. © chris ware
Olivier Van Vaerenbergh
Olivier Van Vaerenbergh Journaliste livres & BD

Les grandes expositions de l’été touchent à leur fin, mais ne sont pas encore finies: il reste ainsi une quinzaine de jours pour s’offrir l’une des meilleures expos de ces dernières années sur l’art de la bande dessinée, et sur l’art en particulier de l’Américain Chris Ware, avec la rétrospective que lui consacre la Bibliothèque Publique d’Information du Centre Pompidou jusqu’au 10 octobre prochain.

Une plongée aussi merveilleuse qu’impressionnante dans la carrière et les créations de l’auteur de Jimmy Corrigan (2000), Building Stories (2012) et Rusty Brown (2020), peut-être le plus inventif de son temps, explorant sans relâche toutes les potentialités de la bande dessinée. Trente ans de recherches et de livres-objets dont on découvrira ici une large sélection de planches originales, mais aussi des imprimés rares, des croquis, des carnets de notes, des maquettes et des agrandissements en couleurs qui permettent de s’immerger dans l’univers de cet artiste perfectionniste.

Le seul peut-être à mettre ainsi la recherche fondamentale autour du 9e art au seul service de récits profondément humains et attachants, et dont les écrins, chaque fois différents et originaux, sont pensés et conçus en fonction de leur contenu. Un univers quasi obsessionnel et maniaque – il faut voir, dans les vidéos de l’expo, Chris Ware travailler à la latte sur ses planches grand format, millimètre par millimètre – et pourtant accessible à un très grand public touché au cœur par ses récits parfois désespérés et toujours empathiques. Un artiste rare pour une expo qui ne l’est pas moins, dans un lieu voué de plus en plus aux arts graphiques – avant Ware, il y eut déjà Catherine Meurisse, Franquin, Claire Bretécher et Art Spiegelman.

À l’image de cette planche originale tirée de Building Stories (2012)

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À l’image de cette planche originale tirée de Building Stories (2012)

L’expo de la BPI, gratuite, propose un parcours globalement chronologique, de ses premiers ACME Novalty Library jusqu’à de récentes couvertures pour le New Yorker. Le tout parfois commenté par l’artiste lui-même.

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L’expo de la BPI, gratuite, propose un parcours globalement chronologique, de ses premiers ACME Novalty Library jusqu’à de récentes couvertures pour le New Yorker. Le tout parfois commenté par l’artiste lui-même.

Chris Ware, 54 ans, s’est lui-même beaucoup impliqué dans “sa” rétrospective, montée dans une première mouture au dernier festival d’Angoulême, à la suite de son Grand Prix.

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Chris Ware, 54 ans, s’est lui-même beaucoup impliqué dans “sa” rétrospective, montée dans une première mouture au dernier festival d’Angoulême, à la suite de son Grand Prix.

Tout l’art de Chris Ware dans cette double page de Building Stories: un formalisme presque obsessionnel qui repousse à chaque projet les limites de la bande dessinée, doublé d’une empathie rare pour des personnages aussi fragiles que mélancoliques.

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Tout l’art de Chris Ware dans cette double page de Building Stories: un formalisme presque obsessionnel qui repousse à chaque projet les limites de la bande dessinée, doublé d’une empathie rare pour des personnages aussi fragiles que mélancoliques.

À l’image de cette planche originale tirée de Building Stories (2012)

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À l’image de cette planche originale tirée de Building Stories (2012)

L’expo de la BPI, gratuite, propose un parcours globalement chronologique, de ses premiers ACME Novalty Library jusqu’à de récentes couvertures pour le New Yorker. Le tout parfois commenté par l’artiste lui-même.

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L’expo de la BPI, gratuite, propose un parcours globalement chronologique, de ses premiers ACME Novalty Library jusqu’à de récentes couvertures pour le New Yorker. Le tout parfois commenté par l’artiste lui-même.

Chris Ware, 54 ans, s’est lui-même beaucoup impliqué dans “sa” rétrospective, montée dans une première mouture au dernier festival d’Angoulême, à la suite de son Grand Prix.

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Chris Ware, 54 ans, s’est lui-même beaucoup impliqué dans “sa” rétrospective, montée dans une première mouture au dernier festival d’Angoulême, à la suite de son Grand Prix.

Tout l’art de Chris Ware dans cette double page de Building Stories: un formalisme presque obsessionnel qui repousse à chaque projet les limites de la bande dessinée, doublé d’une empathie rare pour des personnages aussi fragiles que mélancoliques.

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Tout l’art de Chris Ware dans cette double page de Building Stories: un formalisme presque obsessionnel qui repousse à chaque projet les limites de la bande dessinée, doublé d’une empathie rare pour des personnages aussi fragiles que mélancoliques.

Exposition Chris Ware, jusqu’au 10/10 à la BPI du Centre Pompidou, Paris. www.bpi.fr/expo-chrisware ****(*)

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