Couronné du prix Joris Ivens en 2007 (l'un des plus prestigieux dans le domaine), ce documentaire retrace le calvaire des survivants du crash de l'Uruguayan Air Force flight 571, en 1972, sans omettre de rendre hommage aux 29 passagers qui n'y ont pas survécu.

Septante-deux jours de débrouille dans la cordillère des Andes enneigée, d'anthropophagie, de détresse profonde et de jolis moments de solidarité. En 1993, le réalisateur Frank Marshall consacrait déjà un film à ce fait divers, Les survivants. Une histoire vraie fascinante, dont il n'existe qu'une seule et unique photo, prise pendant le vol.

Naufragés des Andes a donc pris le parti de reconstituer l'épopée des rescapés, avec une image au grain grossier, censée faire penser à des archives amateur. Ces vidéos sont rythmées par le témoignage, souvent très poignant, des passagers encore en vie. Dommage, dès lors, que ce documentaire soit aussi racoleur. Il n'avait pas besoin de tous les artifices (nappes de synthé omniprésentes...) dont il use et abuse pour être émouvant.

Naufragés des Andes, 20.40 sur Arte.

Documentaire de Gonzalo Arijon.

My. L.

Couronné du prix Joris Ivens en 2007 (l'un des plus prestigieux dans le domaine), ce documentaire retrace le calvaire des survivants du crash de l'Uruguayan Air Force flight 571, en 1972, sans omettre de rendre hommage aux 29 passagers qui n'y ont pas survécu. Septante-deux jours de débrouille dans la cordillère des Andes enneigée, d'anthropophagie, de détresse profonde et de jolis moments de solidarité. En 1993, le réalisateur Frank Marshall consacrait déjà un film à ce fait divers, Les survivants. Une histoire vraie fascinante, dont il n'existe qu'une seule et unique photo, prise pendant le vol. Naufragés des Andes a donc pris le parti de reconstituer l'épopée des rescapés, avec une image au grain grossier, censée faire penser à des archives amateur. Ces vidéos sont rythmées par le témoignage, souvent très poignant, des passagers encore en vie. Dommage, dès lors, que ce documentaire soit aussi racoleur. Il n'avait pas besoin de tous les artifices (nappes de synthé omniprésentes...) dont il use et abuse pour être émouvant.Naufragés des Andes, 20.40 sur Arte. Documentaire de Gonzalo Arijon. My. L.