Quand tu postes aujourd'hui quelque chose sur Facebook, t'as quand même vite l'impression de faire du stop sur la route de Pétaouchnok ou de pêcher la truite dans la Harelbeek, la rivière la plus polluée d'Europe. Ça peut mettre un certain temps avant qu'une voiture s'arrête ou qu'un poisson morde. Il y a dix, cinq ou même deux ans, c'était drôlement plus réactif. Il y avait à boire et à manger dans ces réactions mais c'était souvent fun. Je garde le souvenir d'en avoir retiré de bonnes choses, en tous cas. Des choses qui ont nourri ma vie, même si de façon souvent détournée ou indirecte. C'est mort ça. Ou presque. Twitter, ça reste réactif mais Twitter, c'est pire que mort, c'est The Walking Dead: un truc sous vide qui se tire interminablement et n'intéresse personne en dehors d'un vase clos. Ben non, ça ne me viendrait pas à l'idée de me lancer dans The Walking Dead. Pour quoi faire? Les meilleurs films de zombies sont tous pliés en 90 minutes et répondent tous aux mêmes conventions: du gore et une fin où la société est soit relancée, soit totalement condamnée. Il n'y a aucun autre enjeu. Jamais. Tu mates ces films en attendant des morts dégueulasses et marrantes et c'est tout. Moi, mon préféré, c'est Return of The Living Dead: le zombie punk. LA zombie punk, même. Des vannes à gogo, une héroïne entourée de blaireaux tous plus crétins les uns que les autres et Roky Erickson, les Cramps et The Damned sur la BO. C'est parfait. Rock & roll. Fun.
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