Depuis 2014, nos confrères de Télépro s'appliquent à donner une alternative aux traditionnelles mesures d'audience qui prédominent habituellement quand il s'agit de mesurer le succès des différentes émissions de télévision. Et ont donc à nouveau sondé les téléspectateurs belges, en collaboration avec Dedicated, sur leurs habitudes de consommation devant le petit écran, grâce à toute une série de critères qualitatifs. In fine, on obtient un "top 5", par genre, des émissions les plus plébiscitées. Soit, dans le désordre, La Trêve, Game of Thrones, Septante et un ou encore Le Grand cactus (résultats complets dans l'encadré ci-dessous).
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Depuis 2014, nos confrères de Télépro s'appliquent à donner une alternative aux traditionnelles mesures d'audience qui prédominent habituellement quand il s'agit de mesurer le succès des différentes émissions de télévision. Et ont donc à nouveau sondé les téléspectateurs belges, en collaboration avec Dedicated, sur leurs habitudes de consommation devant le petit écran, grâce à toute une série de critères qualitatifs. In fine, on obtient un "top 5", par genre, des émissions les plus plébiscitées. Soit, dans le désordre, La Trêve, Game of Thrones, Septante et un ou encore Le Grand cactus (résultats complets dans l'encadré ci-dessous).Si l'étude permet de voir quelles sont les séries, émissions, jeux ou magazines qui se démarquent, elle aide aussi à y voir plus clair dans les goûts des téléspectateurs. Ainsi, comme le souligne Christine Servais, professeur en théories de la réception à l'ULG qui a participé à l'enquête, "pour les séries franco-belges comme pour les anglo-saxonnes, les différences les plus significatives sont liées à l'âge et pas aux catégories socio-professionnelles. Par exemple, Capitaine Merlot est 22e pour les 25-34 ans et 4e pour les 65 ans et plus. La Trêve est 19e pour les 18-24, 8e pour les 25-34 et puis 2e, 1re et 1re pour les catégories d'âge suivantes. À l'inverse, Le Bureau des légendes est très populaire chez les plus jeunes mais seulement 20e chez les 65 ans et plus."Des écarts qui enfoncent le clou du fossé générationnel quand il s'agit de perception de la qualité: "L'étude montre que le public se montre capable de juger la qualité des émissions, mais qu'il le fait par rapport à des critères qui se réfèrent à une image idéale, relative à la façon dont son goût a été formé, continue le professeur. Cette image est, pour l'essentiel, générationnelle. C'est une remarque qu'on peut faire pour la plupart des résultats: la qualité a un caractère générationnel bien plus que socio-professionnel."Cette édition étant la dixième (à raison de deux "vagues" par an), la conférence de presse de vendredi dernier a été l'occasion de remettre pour la première fois des prix aux différents lauréats. Des statuettes de verre qui auront eu le mérite de souligner l'importance de la qualité en télévision: Jean-Michel Zecca, Adrien Devyver ou les créateurs de La Trêve se sont montrés particulièrement touchés par l'attention.Autre motif de réjouissance: à l'heure où la presse a tendance à être vilipendée à la moindre occasion, Christine Servais interprète très positivement les résultats du volet journalistique du Qualimat: "pour les magazines d'information, les disparités entre catégories d'âge ou socio-professionnelles sont beaucoup moins importantes que pour les séries ou les autres genres. Cela veut dire qu'il y a beaucoup plus de consensus sur les critères de qualité du travail journalistique que sur d'autres catégories."Du reste, les résultats de ce Qualimat sont à prendre comme tels: un instantané des goûts des Belges en matière de télévision linéaire. Quant aux contenus fournis par les services vidéo à la demande de plus en plus omniprésents (Netflix, Amazon Prime et autres Uncut), la rédaction de Télépro estime tout au mieux qu'elle "pourrait lui consacrer une question ou l'autre lors d'une prochaine vague"...