Spike Jonze a trouvé en Max et les maximonstres, le classique de Maurice Sendak, un matériau à la mesure de son imaginaire. Ce récit, qui tient en quelques pages, Jonze se l'approprie dès les premiers plans, où l'on découvre Max (Max Records), un jeune garçon turbulent, souffrant d'être négligé par sa soeur aînée comme par sa mère (Catherine Keener). Un esclandre retentissant plus tard, et voilà Max expédié vers ses pénates, qu'il délaisse bientôt pour faire voile vers un pays inconnu. La terre où il accoste est un monde étrange, régi par le chaos et peuplé de créatures imposantes aux émotions débridées, les Maximonstres. Ce voyage dans les rêves d'un enfant, Spike Jonze fait le pari d'en proposer la transcription littérale et réaliste. Le résultat est rien moins que saisissant, et renforcé par une imagerie hybride qui fait se mouvoir dans ce décor naturel des monstres en forme de marionnettes géantes que l'on croirait issus des Muppets.

  • DE SPIKE JONZE. AVEC MAX RECORDS, CATHERINE KEENER. 2009.
  • Ce vendredi 2 janvier à 16h50 sur La Une.