Un objet pop culte par excellence, multi-rediffusé, et qui est entré dans une grande partie de l'imaginaire collectif (ne fut-ce que pour son générique reconnaissable entre tous). Ces dix nouveaux épisodes toujours bien plus longs que la version originale (45 minutes co...

Un objet pop culte par excellence, multi-rediffusé, et qui est entré dans une grande partie de l'imaginaire collectif (ne fut-ce que pour son générique reconnaissable entre tous). Ces dix nouveaux épisodes toujours bien plus longs que la version originale (45 minutes contre 25) sont de qualité inégale mais, stylistiquement, rendent tous peu ou prou hommage à la télévision des années 50-60: film noir, thriller hitchcockien, comédie des erreurs, science-fiction digne d'Ed Wood. Double identité, maladie mentale, apparition d'ovnis, surnaturel, absurde kafkaïen... On navigue sur des lieux plutôt communs, tout en abordant quelques thèmes contemporains comme la solitude et la déconnexion, la soif de renommée, la paranoïa, le harcèlement et la dystopie. D'une histoire à l'autre aucun lien tangible si ce n'est une morale à la Jean de La Fontaine soulignée par les monologues de Jordan Peele. Jusqu'à l'ultime épisode, chef-d'oeuvre instantané et tendu sur les assuétudes et la blancheur fascisante de l'époque. Avec une Gretchen Mol sensationnelle, il distille les références aux deux saisons, qu'il clôture par une myriade de citations et d'Easter eggs, tout en rendant un hommage appuyé à un épisode resté fameux, datant de 1962.