À deux ans, il apparaissait déjà sur les plateaux de télé. Son père, un ancien béret vert, le voyait en futur Gandhi, Bouddha voire Nelson Mandela... En élu qui bâtirait des ponts entre les communautés. Le documentaire en deux parties (plus de trois ...

À deux ans, il apparaissait déjà sur les plateaux de télé. Son père, un ancien béret vert, le voyait en futur Gandhi, Bouddha voire Nelson Mandela... En élu qui bâtirait des ponts entre les communautés. Le documentaire en deux parties (plus de trois heures quand même) de Matthew Heineman et Matthew Hamachek retrace en long, en large et en travers l'histoire de Tiger Woods. Le plus grand champion (même si pas le plus titré) de l'Histoire du golf. Le Michael Jordan en pantalon. L'histoire de Woods, c'est celle d'un phénomène sportif et culturel dans une discipline américaine blanche. Celle d'un gamin qui a fait l'objet d'attentes démesurées, a brisé les barrières de l'âge et de la couleur de peau. Nike a même joué la carte de la discorde raciale pour vendre ses produits. Des amis de la famille, le golfeur Nick Faldo, sa première petite amie, son caddie de longue date et quelques-unes de ses maîtresses alimentent le portrait d'une bête d'entraînement qui pouvait faire arrêter la voiture sur l'autoroute pour taper quelques swings autant que son image de coureur de jupons, avec ses infidélités et ses dérapages. Intéressant mais racoleur.