Les premières brasses d'un groupe sont cruciales. Certains pataugent, d'autres rament. La plupart coulent. Quelques élus, d'emblée, ont le feu sacré. Encore faut-il des défricheurs pour s'en rendre compte. Brian Epstein et Andrew Loog Oldham sont de cette trempe. Les Beatles et les Stones, respectivement, ont été façonnés par ces mentors. Les premiers, solides gamins de la rue, en gendres idéaux. Par opposition, les seconds, pourtant de vertueux étudiants, en bad boys sans foi ni loi. Modelés oui, mais loin d'être formatés. A une époque où quiconque pondait un tube faisait tout pour que le disque suivant en soit la copie conforme, les deux factions faisaient figure d'exception. Ils avançaient à pas de géant. Pas face à face, mais côte à côte. Ils étaient originaux, frais, dans le vent, au bon endroit au bon moment. Certains diront que les Stones ont gagné par K.-O., les autres répondront que les Beatles ont choisi l'éternité. Mais l'héritage est mutuel. Les connaisseurs ne trouveront rien ici qui ne fut pas cent fois ressassé. Les curieux seront comblés.

DOCUMENTAIRE DE MICHAËL RAZAN ET CHRISTINE RATINEY.

Ce vendredi 12 février à 23h00 sur La Une.

Les premières brasses d'un groupe sont cruciales. Certains pataugent, d'autres rament. La plupart coulent. Quelques élus, d'emblée, ont le feu sacré. Encore faut-il des défricheurs pour s'en rendre compte. Brian Epstein et Andrew Loog Oldham sont de cette trempe. Les Beatles et les Stones, respectivement, ont été façonnés par ces mentors. Les premiers, solides gamins de la rue, en gendres idéaux. Par opposition, les seconds, pourtant de vertueux étudiants, en bad boys sans foi ni loi. Modelés oui, mais loin d'être formatés. A une époque où quiconque pondait un tube faisait tout pour que le disque suivant en soit la copie conforme, les deux factions faisaient figure d'exception. Ils avançaient à pas de géant. Pas face à face, mais côte à côte. Ils étaient originaux, frais, dans le vent, au bon endroit au bon moment. Certains diront que les Stones ont gagné par K.-O., les autres répondront que les Beatles ont choisi l'éternité. Mais l'héritage est mutuel. Les connaisseurs ne trouveront rien ici qui ne fut pas cent fois ressassé. Les curieux seront comblés.