Prenez Julia, malgré des enfants plutôt faciles, est constamment débordée, prête à tous les chantages pour se défaire des désagréments de la maternité et se concentrer sur ses besoins à elle. Ses amis Liz e...

Prenez Julia, malgré des enfants plutôt faciles, est constamment débordée, prête à tous les chantages pour se défaire des désagréments de la maternité et se concentrer sur ses besoins à elle. Ses amis Liz et Kevin montrent peu ou prou la même aisance dans leur rôle de parents. Lardée de blagues et de gags délestés de toute bienséance, Motherland se moque de la compétition entre adultes, de leur narcissisme, de l'amour conditionnel, de l'hyper investissement qui pèse sur les enfants. Les dialogues et les acteurs aiguisés font de la médiocrité ambiante une arme comique certaine, parfois au détriment de la nuance et des personnages d'enfants qui, à force de jouer les faire-valoir, ne sont même pas appelés par leur prénom. Tout porte à croire que c'est le but recherché: se concentrer sur les adultes dysfonctionnels, empêtrés dans la reproduction des comportements de leurs propres parents.