Même si le politique s'est assis dessus dans toute sa brillante incompétence et son éloquente inconséquence (une preuve parmi d'autres de son sens vomitif des priorités), ce n'est un secret pour personne: la culture a méchamment morflé depuis plus d'un an. De l'autr...

Même si le politique s'est assis dessus dans toute sa brillante incompétence et son éloquente inconséquence (une preuve parmi d'autres de son sens vomitif des priorités), ce n'est un secret pour personne: la culture a méchamment morflé depuis plus d'un an. De l'autre côté de la frontière, le 1er février dernier, le groupe France Télévisions lançait pour trois mois Culturebox, une chaîne éphémère, dans le but de soutenir la culture, le spectacle vivant et les artistes. Depuis le 3 mai, tous les jours, à partir de 20 heures, dans la foulée de sa programmation habituelle, c'est France 4 qui a pris le relais. La quatrième chaîne publique française consacre toutes ses soirées (lancées par Culturebox, l'émission) à l'art et à la culture sous toutes ses formes. La représentation musicale et graphique de Rone chorégraphiée par (La)Horde et travaillée avec le Ballet national de Marseille, un documentaire sur Picasso, des voyages immersifs au coeur des musiques électroniques (Séquences), des Masterclasses de France Culture, une relecture du Lac des cygnes, un résumé de la Fête de la Musique 2020, une version de Roméo et Juliette ou encore une soirée de stand-up... Un coup de pouce bienvenu alors que la culture s'apprête enfin à reprendre des droits trop longtemps bafoués.